Château de Brissac en Anjou, bienvenu chez le 14e duc de Brissac

Un château habité par la même famille depuis plus de cinq siècles

Au premier regard, une allure de forteresse édifiée dès le XIe siècle par Foulques Nerra III comte d’Anjou (de 987 à 1040) mais profondément remanié à la Renaissance…

Que reste-t-il de ce château médiéval érigé par le futur ministre de Louis XI, en 1455 ? Le côté forteresse de Brissac : ces deux tours rondes inachevées à toit conique et à mâchicoulis. Quant au château neuf, il est formé de cinq étages à baies cintrées ornées de pilastres et de niches à statues. Sa façade est Renaissance, tandis que l’autre, placée en équerre, est Louis XIII. L’enchevêtrement de ces deux styles confère au château un aspect baroque fort réussi. Photo © François Collombet
Voyez ces deux tours qui au départ étaient vouées à la démolition. Elles subsistent. L’aile droite prévue ne sera jamais construite et voilà pourquoi la porte d’entrée n’est pas au centre de la façade. Photo © François Collombet
Construit au début du XVIIe siècle par le fils de l’architecte de Fontainebleau, Jacques d’Angluze, le château de Brissac offre entre deux tours féodales, une façade encore Renaissance tandis que l’autre façade (que l’on voit ici), plus sévère placée en équerre est de style Louis XIII, s’élevant sur sept étages au-dessus de l’Aubance. Photo © François Collombet
Cet étonnant théâtre de 200 places construit par la marquise de Brissac (née Jeanne Say 1848-1916) fut inauguré en 1890. Pendant 25 ans, elle y organisa un festival réputé chaque année au mois de septembre. Après son décès, le théâtre fut abandonné pendant plus d’un demi-siècle. Il est aujourd’hui restauré. Sur la scène, on peut admirer un de ses authentiques costumes de scène, que la marquise porta. Photo © François Collombet
La salle à manger du château de Brissac offre un décor tout à fait surprenant. Elle est ornée des bois de cerf chassés par la duchesse d’Uzès, dont la fille Mathilde épouse le 11e duc de Brissac. Au fond de la pièce, la tribune peinte en faux marbre était destinée aux musiciens car la marquise Jeanne, mélomane convaincue, et propriétaire du château jusqu’en 1916, aimait dîner en musique avec ses invités mélomanes. Photo © François Collombet
La Galerie des Portraits. Dans cette galerie sont rassemblés les portraits de plusieurs générations de personnages de la famille Cossé-Brissac depuis le XVIe siècle. On peut y voir les 4 maréchaux de Brissac, parmi lesquels Charles de Cossé, ami de François 1er. Ce personnage, probablement le plus illustre militaire de la famille, fut nommé par le roi de France, vice-roi du Piémont lors des guerres d’Italie du XVIe siècle. Photo © François Collombet
Pont franchissant l’Aubance qui contourne le château : “L’Aubance ride menue sur le visage très ancien de la France” Pierre de Cossé XIIe duc de Brissac. Photo © François Collombet
Cette petite rivière de 36 kms, affluent de la Loire (entre Loire et Layon) contourne le château de Brissac dont le premier vignoble remonterait à 1515. En parlant de l’Aubance, on pense à sa célèbre appellation, l’AOP Coteaux de l’Aubance reconnue mondialement pour son vin blanc issu de raisins récoltés à sur-maturité par tries successives. Photo © François Collombet
En 1989, Charles-André de Cossé-Brissac s’installait avec sa famille à Brissac pour développer les activités créées par ses parents autour du château familial. Aujourd’hui, le duc gère les 60 000 visiteurs venant visiter le château chaque année. Il organise la grande fête Vénitienne en mai quand le carnaval de Venise se déplace à Brissac. Puis les il y a les “Montgolfiades” en août. Lors des journées du patrimoine en septembre, le mausolée est exceptionnellement ouvert au public, ainsi que les charpentes du château. Photo © François Collombet
Le chef et le duc. Ils se connaissent depuis toujours. Voici un déjeuner dans la cour intérieure du château de Brissac. Photo © François Collombet
Le Salon Doré et son magnifique plafond du XVIIe siècle, à poutres et caissons sculptés et dorés. Le personnage, sculpté sur la cheminée, est le grand héro de la famille Cossé. Il se rallia pendant les guerres de religions au roi légitime, Henri IV lui ouvrant les portes de la capitale et dont il était le gouverneur. Cela a valu à Charles de Cossé le bâton de Maréchal de France. Photo © François Collombet
Dans ce Salon Doré, l’histoire se mêle aux grands événements récents de la famille Cossé-Brissac. Ainsi, posé sur le grand piano Erard avec lequel Jeanne Say, marquise de Brissac s’accompagnait, une photo avec les 4 enfants du duc et de la duchesse : Laszlo de Brissac (1994), Irina de Brissac (1996), Délia de Brissac (1998) et Annabel de Brissac (2002). A droite, portrait de la duchesse de Brissac née comtesse Larissa Széchényi de Sárvár-Felsövidek. Photo © François Collombet

Son grand-père, Pierre de Cossé, 12e duc de Brissac est le gendre d’Eugène Schneider, célèbre “maître de forges”

La duchesse Marie-Zélie (May) Schneider (1902-1999), épouse du 12e duc de Brissac, Pierre de Cossé. Elle était la fille d’Eugène Schneider, dernier industriel à porter le titre prestigieux de “maître des forges”. Ce grand portrait a été peint en 1946 par Bernard Boutet de Monvel. Cette robe de bal a été confectionnée dans les ateliers du couturier Lucien Lelong. Cliché © François Collombet

Le château de Brissac, un cadeau royal

Une belle histoire que celle des Brissac. L’auteur, Pierre de Cossé, douzième duc du nom, la raconte en faisant revivre ses personnages.

Paris vaut bien une messe !

En voyant l’une des deux tours médiévale si massive, on reconnaît le côté forteresse de Brissac décrit très justement comme “un château neuf à demi construit dans un château vieux à demi détruit”. Photo © François Collombet
Marie de Médicis séjournera 5 jours à Brissac en août 1620 avec son fils, le roi Louis XIII. (atelier de François II Pourbus, XVII° siècle, château de Versailles, Versailles.)
Dans cet immense parc paysagé de 70 ha, ce vignoble qui semble surmonté le château (le plus haut de France) est une tradition depuis toujours dans la famille Cossé-Brissac. Photo © François Collombet
Petit-déjeuner en Anjou à l’entrée de l’un des plus impressionnants châteaux de la Loire, en tout cas le plus haut ! Photo © François Collombet
Cette chambre d’apparat comme d’autres au château de Brissac sont disponibles à la réservation du 15 avril au 15 octobre.
Château de Brissac depuis le parc. Photo © François Collombet

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