Querétaro (Mexique), entre vigne, patrimoine et nature

Querétaro, l’État le plus cool du Mexique !

Ville historique et coloniale, berceau de l’indépendance mexicaine*

* Berceau de la conspiration de 1810 qui a mené à l’indépendance, ainsi que le lieu de signature de la Constitution mexicaine de 1917.

Santa Rosa de Viterbo, tellement baroque ! Une église du XVIIIe siècle avec son dôme, un clocher, ses reliques et ses remarquables œuvres d’art. Incroyable influence de l’architecture arabe ! Photo © François Collombet
Située dans le quartier d’El Pueblito à Querétaro se trouve l’une des plus grandes – mais aussi des plus méconnues – pyramides anciennes du Mexique. Photo © François Collombet
En plein cœur du Mexique, la région viticole de Querétaro regroupe 27 domaines qui travaillent leurs vignes en climat extrême. Elle vient de recevoir la première Indication Géographique Protégée (IGP) pour ses vins, Ici, l’un des plus célèbres domaines, Puerta del Lobo, étape le long de la célèbre Route du Vin, dans la municipalité d’El Marqués. Photo © François Collombet
La Peña est le troisième plus grand monolithe du monde célèbre pour les amateurs d’escalade et de descente en rappel. Cette roche est un symbole cosmique des cérémonies anciennes. Elle est située à 2050 m d’altitude. Photo © François Collombet
Cañón del Paraíso. Pour y accéder, une étroite route longue un profond canyon dont les parois sont faites de marbre noir. Ce canyon est connu pour ses falaises imposantes atteignant jusqu’à 300 m de hauteur, ses formations rocheuses uniques et ses incroyables cascades. Photo © François Collombet

*Querétaro est l’un des 31 États autonomes du Mexique, situé dans la zone centre-nord du pays. Bien qu’il s’agisse de l’un des plus petits États mexicains, ses écosystèmes vont des déserts aux forêts tropicales.

Dans la ville, une piniata de posada d’avant noël représentant les 7 péchés capitaux. Elle est suspendue au-dessus de La Flautista, au croisement des rues Libertad et Josefa Vergara, création en bronze de l’artiste mexicain Jorge Marin. Photo © François Collombet
Fontaine au musicien jouant du violoncelle derrière l’église de San Francisco. Photo © François Collombet

Une ville follement baroque

El Templo de Santa Rosa de Viterbo, époustouflante architecture baroque ! Son dôme se distingue par sa lanterne et sa polychromie.  La tour possède un clocher en deux élévations dont la première porte la toute première horloge à trois cadrans construite en Amérique. Photo © François Collombet
Le dôme vu du cloître. Cet ancien couvent après un long processus de restauration, est aujourd’hui le siège de l’Institut de la Culture et des Arts de Querétaro. Photo © François Collombet
Des influences mudéjares (art d’influence en partie islamique) et maniéristes, avec des contreforts décoratifs et des masques burlesques. Ces arcs en spirale reposant sur le côté droit de l’entrée principale furent placés pour protéger l’édifice d’un éventuel effondrement du dôme. Photo © François Collombet
Ce temple, témoin de plus de trois siècles d’histoire, abrite une collection de cinq retables dorés de style baroque, créés au XVIIIe siècle par le maître querétaro Ignacio Mariano de las Casas. Chaque retable, sans colonnes est dédié à divers saints, dont un à la Vierge de Guadalupe. Photo © François Collombet
Retable Notre-Dame de Guadalupe, Temple de Santa Rosa de Viterbo Querétaro. Photo © François Collombet
La chaire est dotée d’une riche ornementation incrustée de bois précieux, d’ivoire, d’argent et d’écaille de tortue. Photo © François Collombet
 Détail de la chaire, véritable chef-d’œuvre incrusté de bois précieux, d’argent, d’ivoire et d’écaille de tortue. Photo © François Collombet
La chapelle du Saint-Sacrement, est séparée de la nef par un panneau orné de quinze médaillons et d’une sculpture de Jésus-Christ sur la croix, Photo © François Collombet
Dans les jardins du Centre des Arts de Querétaro, ancien couvent de Santa Rosa de Viterbo. Photo © François Collombet

*Un projet de train à grande vitesse entre Mexico et Querétaro devrait relier les 2 villes en 1h40.

Rue piétonne aux façades colorées avec ce buste sur un piédestal, rue du 5 mai, près de la Casa de la Corregidora. Ce buste rend hommage à une figure historique locale. Il s’agit d’Ignacio Pérez, personnage clé de la guerre d’indépendance du Mexique. Photo © François Collombet
Almacén Hercules dans le centre historique de Querétaro offre un incroyable choix de bières artisanales . Immense espace avec terrasse qui se remplit dès 18 h. Un lieu très accueillant pour faire un break avec d’excellentes quesadillas. Photo © François Collombet

La pyramide d’El Cerrito, immense, grandiose, méconnue, témoin du passé préhispanique de Querétaro

La pyramide d’El Cerrito est l’un des trésors les plus méconnus du centre du Mexique, un ancien centre cérémoniel qui se distingue par sa conservation et par le grand bâtiment colonial qu’il possède au sommet. Photo © François Collombet
Musée de la pyramide d’El Cerrito et la frise chronologique. Photo © François Collombet

De la Mère des Dieux à la Vierge Marie

Au sommet de la pyramide, cette construction réalisée en 1887 par le propriétaire d’alors de l’Hacienda El Cerrito. Une bâtisse à l’architecture militaire typique de l’époque avec ses quatre tours aux angles. Une édification qui a irréversiblement modifié le sommet de la pyramide. Pourtant, El Fortin est aujourd’hui classé monument historique. Photo © François Collombet
De l’esplanade de la pyramide, vue sur la ville. À seulement 7 km du centre de Querétaro, le site archéologique d’El Cerrito, apparaît comme un témoignage vivant du passé préhispanique de la région. Photo © François Collombet
Frise murale dans une rue jouxtant la pyramide et illustrant une légende de l’époque toltèque. Photo © François Collombet

Une nuit qui tombe tôt pour les Queratanos, mais c’est Navidad

Place de los Fundadores, Convento de la Santa Cruz de los Milagros à la nuit tombante.Photo © François Collombet
Quel petit Jésus choisir ? Photo © François Collombet

Un dernier buñuelos pour la nuit

Les buñuelos sont des beignets de Noël, dessert mexicain traditionnel préparé avec de la farine, du sel, du sucre et du beurre pour obtenir une pâte lisse. Ensuite, ils sont passés dans de l’huile chaude jusqu’à ce qu’ils soient dorés et croustillants. Ils peuvent être accompagnés d’un sirop de piloncillo (pain de sucre) et de goyave ou saupoudrés de sucre et de cannelle. Ce dessert symbolise la prospérité et les bons vœux. Photo © François Collombet
Puerta del Lobo, l’un des vignobles les plus proches de la ville de Querétaro que nous présente Ana, la chef de cave du domaine. Photo © François Collombet
 Puerta del Lobo propose une large gamme de vins de classe internationale. Les cépages rouges sont issus de la syrah, du tempranillo, du malbec, merlot et cabernet Franc, Les blancs proviennent du  macabeo, sauvignon Bbanc, verdejo et Xarel-lo. Le vin orange multi primé est à base de verdijo élevé 8 mois en fûts de chênes américains, français et hongrois. Photo © François Collombet

Une viticulture de l’extrême reconnue IGP

Le Querétaro est la région viticole la plus méridionale de l’hémisphère nord au monde. À une altitude de 2 000 m au-dessus du niveau de la mer, les viticulteurs de Querétaro vivent une « viticulture de l’extrême » dans un climat semi-désertique, avec des températures atteignant jusqu’à 35°C . Son terroir est composé de sols argileux couramment présent dans les régions volcaniques d’Amérique du Nord. Fait unique : Querétaro est la principale région productrice de vins effervescents du Mexique en raison de son climat et des caractéristiques de son terroir. Cependant, la région produit également des vins blancs, rosés et des vins rouges : pour les blancs à partir essentiellement du sauvignon blanc et du chardonnay et pour les rouges, du cabernet franc, cabernet sauvignon, merlot, malbec, syrah et tempranillo. Ces vignobles de haute altitude de Querétaro produisent certains des meilleurs vins du Mexique. Depuis mars 2025, c’est le seul secteur viticole mexicain à s’être vu décerner le titre “Indicación geográfica” (ou IGP) de l’Institut Mexicain de la “Propiedad Industrial” (IMPI),

Puerta del Lobo, Etat de Querétaro. Entrée de la winery du domaine comprenant un vignoble de 30 ha. Puerta del Lobo est aussi un complexe œnotouristique et immobilier né de la passion de ses créateurs pour le vin. Il dispose de deux restaurants gastronomiques et d’un bar à vin situés au sommet de la falaise, avec une vue spectaculaire. Photo © François Collombet
Peña de Bernal, ce monolithe haut de plus de 400 m est visible de très loin. Il domine la petite ville de de San Sebastián Bernal. Photo © François Collombet

* Les habitants de la région ont la réputation de vivre bien plus longtemps que les autres.

Peña de Bernalincarne ici une énergie puissante. D’après ses habitants, il abrite les esprits de leurs ancêtres. Photo © François Collombet
Dans ce secteur de la la Sierra Gorda (réserve naturelle du Querétaro) se dresse la Peña de Bernal, un des trois plus grands monolithes au monde. Photo © François Collombet
Vers le sommet, une randonnée de 2 heures (aller-retour) avec des passages plus ou moins difficiles. Photo © François Collombet
Des petites chapelles et des lieux de prière parsèment la montée au sommet du Peña de Bernal. Photo © François Collombet
À 40 minutes de Peña de Bernal, El cañón del paraiso est l’un des paradis cachés les plus incroyables du Querétaro. Photo © François Collombet

*Le cañón del paraiso au nord-est de Bernal est situé dans la municipalité de Peñamiller, au nord de l’État de Querétaro, dans la Sierra Gorda.

Les fameux Echinocactus Platyacanthus, cactus très rependus dans la Sierra Gorda. Photo © François Collombet
D’Estacion vers La Higura, une minuscule route à flanc de montagne coupée de cascades surmonte le cañón del paraiso. Pays des cactus et ces fameux Echinocactus Platyacanthus, appelés pour leur forme cactus tonneau (voir photo précédente). Photo © François Collombet
Cañón del paraiso est un véritable joyau de la réserve de biosphère de la Sierra Gorda avec une étonnante variété de paysages : montagne, désert et rivière. Ici pour continuer vers la partie nord, il faudra se mouiller (ou se beigner) dans la rivière Exoraz. Photo © François Collombet
Les berges du canyon offre un jardin planté de bananiers, de manguiers, de pommiers, de poiriers… Photo © François Collombet

*Pour ceux qui recherchent des sensations plus extrêmes, Cañón del paraiso offre la possibilité de descendre en rappel ses impressionnantes parois verticales, ainsi que de faire de l’escalade et de la tyrolienne.

De la route tout en lacets, prendre dans le village de Lahiguera, la direction de Balneario y Oasis (station thermale) puis suivre le cour du canyon jusqu’à El Paraiso. Ici, la rivière se traverse pour les voitures à gué. Le cañón del paraiso est à 10 minutes de là. Photo © François Collombet
Deux passerelles suspendues le long du Cañón del paraiso pour franchir la rivière Exoraz, indispensable lors des crues. Photo © François Collombet
Victor, petit-fils des fondateurs du village à côté de Tess et de Faye venues passer cette journée au paradis. Photo © François Collombet

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