Querétaro, l’État le plus cool du Mexique !
Ville historique et coloniale, berceau de l’indépendance mexicaine*
* Berceau de la conspiration de 1810 qui a mené à l’indépendance, ainsi que le lieu de signature de la Constitution mexicaine de 1917.

I/ Dans cette ville, El Cerrito, la pyramide oubliée de Querétaro

II/ La vigne (ici en dormance), deuxième région viticole du Mexique

III/ La Peña de Bernal, troisième plus grand monolithe du monde

IV/ La nature, El cañón del paraiso ou le canyon paradisiaque

Santiago de Querétaro, étonnante ville coloniale classée au patrimoine mondial
Pour rejoindre le Querétaro*, prendre la direction du nord-ouest. c’est à 3 heures à peine de la ville de Mexico (217 km). Et quoi de plus central ! Santiago de Querétaro, la capitale est au croisement de cinq États : San Louis Potosi, Guanajuato, Hidalgo, Etat de Mexico et Michoacan. Querétaro est une énorme métropole de plus de 700 OO habitants à 1900 m d’altitude mais dont le centre historique est une étonnante ville coloniale remarquablement préservée et classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Les abords, à perte de vue ressemblent à s’y méprendre aux métropoles californiennes. En 2031, la ville doit fêter son 500e anniversaire.
*Querétaro est l’un des 31 États autonomes du Mexique, situé dans la zone centre-nord du pays. Bien qu’il s’agisse de l’un des plus petits États mexicains, ses écosystèmes vont des déserts aux forêts tropicales.

Incroyable, ici on respecte le code de la route !
Partout, des alignements sans fin de “gated communities” un réseau autoroutier impressionnant, des grattes ciel, des universités dont les vastes campus sont beignées dans une lumière quasi méditerranéenne. Alors, laissez-vous aller, c’est la ville, c’est l’Etat le plus cool du Mexique. Incroyable, ici on respecte le code de la route, on est attentif aux étrangers. La propreté des rues est un sujet d’étonnement.

Une ville follement baroque
Un seul exemple et quel exemple ! El Templo de Santa Rosa de Viterbo*, époustouflante architecture baroque ! Œuvre de l’architecte Ignacio Mariano de las Casas, cette église a été construite entre la fin du XVIIe siècle et le milieu du XVIIIe siècle. Elle se distingue non seulement par son architecture et son art sacré, mais aussi par ses légendes. Initialement dédié à la formation des jeunes filles voici sans aucun doute, le véritable joyau du baroque mexicain. Dans sa façade et sa tour on trouve des influences mudéjares (art d’influence en partie islamique) et maniéristes, avec des contreforts décoratifs et des masques burlesques. De plus, son dôme se distingue par sa lanterne et sa polychromie. Ce temple connu de nombreux événements historiques dont les principaux événements lors de l’indépendance du Mexique en 1810 ainsi que le passage de la division française lors de l’invasion du Mexique en 1864. Trois ans plus tard, l’empereur Maximilien 1er de Mexico fut jugé dans ce temple et condamné à mort.
*Le temple de Santa Rosa de Viterbo est situé au 89 rue José María Arteaga, à l’angle d’Ezequiel Montes, dans le centre historique de Querétaro, en face de la Plazuela Mariano de las Casas, à seulement un bloc de l’avenue Saragosse mais aussi facilement accessible depuis la Plaza de Armas, en marchant vers l’est le long de l’avenue Arteaga.


La sainte patronne de Querétaro
Santa Rosa de Viterbo fut l’une des saintes les plus populaires de l’époque. Elle devint la patronne de Querétaro après que la ville fut sauvée d’un tremblement de terre en 1725, qui selon la légende fut arrêté grâce à son intercession.

Six retables recouverts de feuilles d’or
À l’intérieur, une nef unique et six retables baroques sculptés en bois et recouverts de véritables feuilles d’or. L’absence de colonnes met particulièrement en valeur les détails décoratifs. Toutes ces œuvres sont dédiées à la Vierge de Guadalupe et à différents saints, tous couverts de formes végétales, de couronnes et d’une multitude d’anges. La chaire est une pièce unique, ornée d’incrustations d’ivoire, de carapace en nacre, écaille de tortue et argent.





Aujourd’hui, Centre des Arts de Querétaro
Installé dans le bâtiment correspondant au Collège royal de Santa Rosa de Viterbo, un monastère fut ouvert en 1727, après avoir été reconnu par le roi Philippe V d’Espagne. C’est un exemple extraordinaire d’architecture baroque mexicaine. Aujourd’hui il est occupé par le Centre des Arts de Querétaro avec les Arts du spectacle (théâtre et danse) et les Arts visuels (sculpture, peinture, photographie et arts graphiques). Le jardin du couvent avec sa très impressionnante collection de cactus est une halte de fraîcheur et de verdure.

L’art de vivre à Santiago de Querétaro
Beau soleil, une douce température (début décembre). Ici flotte un art de vivre qui voudrait qu’on s’y installe plus longtemps. La plupart des hôtels, des Airbnb ressemblent à de petits palais avec leurs jardins intérieurs, leurs grands escaliers, leurs terrasses, leurs décors souvent détonnant. Les nuits sont percée du sifflement lointain du trains (ligne de marchandise qui remonte vers le nord)*. L’ envolée des cloches au petit matin est sans doute mieux qu’une alarme de téléphone. Et quel plaisir ensuite de découvrir une nouvelle boulangerie, une “panaderia” regorgeant de “panes” à ne pas savoir lesquels saisir ! Un long café dans un décor aux murs couverts de gravures, de peintures ou de photos. Ici, le sourire est servi dès le petit-déjeuner.
*Un projet de train à grande vitesse entre Mexico et Querétaro devrait relier les 2 villes en 1h40.


Beaucoup de petits hôtel et d’Airbnb se concentrent dans le centre historique de Querétaro. Ils ont souvent le charme de ces maisons coloniales réaménagées. Mais difficile de se garer. Attention à la “multa” pour stationnement interdit. Plaque d’immatriculation enlevée. Payement par internet. Enregistrement au poste de police. Retour des plaques 4 heures plus tard. Photos © François Collombet


Avec le café, un large choix de panes : les manteconchas, petit pain sucré (type de cupcake), les polvorones (sablés), les bolillos (petits pains), les cuernos (croissants), ou les célèbres piedras qu’on appelle ainsi selon la tradition qui veut qu’ils soient aussi solides que la pierre. Photos © François Collombet
Au fil des rues au risque de vous surprendre !
Ici, l’imagination n’a pas de borne. Les rues pavées sont bordées de maisons colorées datant pour la plupart des XVIIe et X VIIIe siècles. Des places ombragées, des parcs, des fontaines, des marchés (surtout le week-end), le théâtre, les nombreux musées. Mais surtout la ville est faite d’églises, de couvents, de chapelles, d’oratoire qui à l’approche de noël font leur plein de piété ! Etrange ce viaduc (un viaduc romain comme le qualifiait un canadien rencontré au pied de la pyramide !). Bel exemple de l’architecture coloniale, au XVIIIe siècle. Impossible de le louper avec ses 74 arches dont la plus haute atteint les 28 m. Il s’étend sur plus d’un kilomètre. Grâce à lui, la ville ne manqua jamais d’eau. Et sans doute pas de bières. Pour les amateurs, Almacén Hercules est le lieu incontournable (Avenida Universidad 156). A accompagner d’enchiladas queretanas (plat préparé avec des tortillas de maïs, du fromage frais et de la sauce chili guajillo), grande spécialité de Querétaro.


La pyramide d’El Cerrito, immense, grandiose, méconnue, témoin du passé préhispanique de Querétaro
C’est le choc ! A 7 km du centre (20 minutes en Uber) lorsqu’elle apparaît au bout d’une avenue, on doit se pincer pour y croire. Du Hollywood sans doute mais c’est la réalité. Cette incroyable pyramide de 40 m de haut, perchée sur sa colline a la dimension de la pyramide de la Lune à Teotihuacán (Ciudad de Mexico). Pour y accéder, faut-il encore se faufiler à travers les mesquites*, les nopales, les garambullos (dont depuis l’Antiquité, les fleurs et les fruits sont consommés pour des gelées, des confitures, des liqueurs et des plats traditionnels) ; flore qui était communément rependue à l’époque de la construction de la pyramide.
*Les graines de mesquite peuvent être séchées et moulues pour produire de la farine au gout sucré et beurré de pain chaud ; Ce mélange sert également à faire de la confiture ou du vin. La farine de mesquite possède des propriétés nutritives exceptionnelles.

Une région habitée pendant 2500 ans
Selon les vestiges archéologiques découverts, la région fut habitée pendant 2 500 ans. À l’époque préhispanique, El Cerrito était un centre religieux et politique vénéré par les cultures locales, ainsi que par les Teotihuacanos, Toltèques, Chichimèques, Otomís et Tarascos. Les terres autour d’El Cerrito sont en grande partie fertiles, tout en bénéficiant d’un accès facile à l’eau. Grâce à cela, cette région prospéra en tant que puissance agricole, dont le réseau commercial atteignait le Guatemala. La pyramide est le seul vestige encore bien debout mais l’imagination et les plans permettent de vous projeter dans ce qui furent la Plaza de las Esculturas, la Plaza de la Danza, ainsi que les autels d’Obsidienne et de Crânes, ainsi que le majestueux Palais des Quatre Autels.

De la Mère des Dieux à la Vierge Marie

Vers 1200, les Toltèques quittent la région. Mais la pyramide reste un lieu de vénération pour divers groupes ethniques autochtones jusqu’au XVIIe siècle. Des groupes venaient alors honorer une divinité, probablement la Mère des Dieux. Un rituel non chrétiens qui va pousser les franciscains en 1632, à placer une image de la Vierge Marie à son sommet. Ce lieu devint le sanctuaire de la Vierge du Pueblito, auquel de grands miracles furent attribués. En 1887, la pyramide de Pueblito est modifiée pour y élever un étrange bâtiment alors connu sous le nom d’El Fortin en lieu et place du sanctuaire de la Vierge du Pueblito. Ainsi vont les vestiges archéologiques bafoués par les hommes ! Pendant longtemps, ce site archéologique resta abandonné. Les quatre faces de ses pans furent alors couverts de mauvaises herbes et d’arbustes, d’où le nom de la pyramide d’El Cerrito (le monticule).


Une nuit qui tombe tôt pour les Queratanos, mais c’est Navidad

La nuit tombe un peu plus tôt en hiver. Raison de plus pour profiter des illuminations de noël. Les églises se remplissent. On vient admirer les crèches, se régaler des gâteaux et boissons faites spécialement pour cette période. Une cerveza, un verre de vin, un café sous les arcades de la Plaza de las Armas. Rien n’est bien loin et aujourd’hui les touristes sont très peu présents.
Des crèches à choix très variés

Un dernier buñuelos pour la nuit

Sortir de la ville pour découvrir la vigne, un incroyable monolithe et le fameux canyon du paradis
La vigne presque aux portes de la ville
Il faut sortir de l’immense agglomération par le nord (route 200), passer devant le lycée français international Jules Verne, laisser sur la droite, l’aéroport international de Querétaro et son complexe industriel où se retrouvent Airbus, Bombardier, Safran…, remonter vers La Griega et El Lobo, là où se rencontrent les premiers plants de vignes. Premiers vignobles depuis la ville de Querétaro, à 40 minutes du centre, dans la municipalité d’El Marqués, l’une des 8 municipalités de l’État (sur 18) productrices de vin avec 13 domaines sur les 70 que compte le Querétaro totalisant 550 ha de vignes.

Deuxième plus grand Etat producteur de vin du Mexique
Querétaro est le deuxième plus grand État producteur de vin du pays. Cependant, la production est minime (3,5 millions de bouteilles par an) comparée à la Basse-Californie, État qui produit plus de 70 % des vins mexicains. L’industrie viticole du Querétaro est relativement jeune, et la plupart des exploitations ont ouvert au cours des deux dernières décennies. La plus importante et la pionnière a été Freixenet. Elle a commencé à produire des vins mousseux dans l’État dès 1986 à partir de cépages espagnols (Penedes Xarel-Lo, Parellada et Macabeo).

Une viticulture de l’extrême reconnue IGP
Le Querétaro est la région viticole la plus méridionale de l’hémisphère nord au monde. À une altitude de 2 000 m au-dessus du niveau de la mer, les viticulteurs de Querétaro vivent une « viticulture de l’extrême » dans un climat semi-désertique, avec des températures atteignant jusqu’à 35°C . Son terroir est composé de sols argileux couramment présent dans les régions volcaniques d’Amérique du Nord. Fait unique : Querétaro est la principale région productrice de vins effervescents du Mexique en raison de son climat et des caractéristiques de son terroir. Cependant, la région produit également des vins blancs, rosés et des vins rouges : pour les blancs à partir essentiellement du sauvignon blanc et du chardonnay et pour les rouges, du cabernet franc, cabernet sauvignon, merlot, malbec, syrah et tempranillo. Ces vignobles de haute altitude de Querétaro produisent certains des meilleurs vins du Mexique. Depuis mars 2025, c’est le seul secteur viticole mexicain à s’être vu décerner le titre “Indicación geográfica” (ou IGP) de l’Institut Mexicain de la “Propiedad Industrial” (IMPI),

Peña de Bernal, monolithe de 340 m,l’un des plus hauts du monde, une icône géographique !

Peña de Bernal, voici l’excursion incontournable ! A une heure de la ville de Querétaro, direction aéroport. Partout des panneaux rappellent que ce monolithe est un must quand on est dans cet Etat. Très vite, sur la route, dès El Crucero et bien avant, il est le point de repère à l’horizon. La Peña de Bernal est l’un des monuments naturels les plus emblématiques du Mexique. Un monolithe troisième plus grand au monde ? Uluru dans l’Outback australien marquée par sa couleur ocre revendique le titre du plus haut. Ou bien serait-ce le fameux rocher de Gibraltar à moins qu’il s’agisse du Pain de sucre à Rio de Janeiro au Brésil ?
Un monolithe sacré
Les peuples autochtones Otomí et Chichimeca vivant dans la région considèrent Peña de Bernal comme sacrée ; qu’il incarne une énergie puissante ou qu’il abrite les esprits de leurs ancêtres*. D’ailleurs beaucoup viennent pendant l’équinoxe de printemps pour s’imprégner de son énergie mystique, la considérant comme une source puissante de renouveau et de guérison. Plus concrètement, chaque année a lieu un pèlerinage où l’on prie pour l’arrivée de la pluie, l’eau étant une ressource rare dans cette région semi-désertique.
* Les habitants de la région ont la réputation de vivre bien plus longtemps que les autres.

La réalité géologique, une formation datant d’environ 8,7 millions d’années
D’après des études géologiques, ce monolithe est le noyau d’un ancien volcan. Sa lave à l’intérieur est devenue solide et la majeure partie du reste du volcan s’est érodée au fil de millions d’années. Le magma solidifié qui reste constitue et façonne le monolithe. Si on estimait autrefois que sa formation datait de la période jurassique, des analyses chimiques récente le rajeunissent à environ 8,7 millions d’années.
Êtes-vous prêts à le gravir ?

Ceux qui pratiquent l’escalade ou l’alpinisme trouveront dans la Peña de Bernal un véritable paradis. Pour les autres, des vêtements confortables et des chaussures robustes sont essentiels si on prévoit de randonner. La montée peut être exigeante, et de bonnes chaussures sont nécessaires. Elle dure deux bonnes heures aller-retour. Même si ce n’est pas très technique, il existe des sections plus raides. Attention à l’altitude puisqu’on monte jusqu’à plus de 2300 m. Au-delà, jusqu’au sommet, un guide est nécessaire ainsi qu’une bonne aptitude à l’escalade. La vue depuis le sommet est à couper le souffle. En contre-bas, dans la petite ville de San Sebastián Bernal, on se réconfortera des spécialités locales : le pan de queso et surtout les gorditas. Des gorditas de maíz quebrada, ces gorditas queretanas, faites avec de la pâte de maïs cassée, croustillantes à l’extérieur et tendres à l’intérieur, à la viande ou au fromage.


El cañón del paraiso ou le canyon paradisiaque

Du monolithe du Peña de Bernal,* haut de plus de 300 m, comptez 40 minutes pour descendre au plus profond du cañón del paraiso, l’un des espaces naturels les plus impressionnants de Querétaro. C’est une incroyable oasis de verdure creusée dans la Sierra Gorda ; un véritable paradis naturel dans une région semi-désertique.
*Le cañón del paraiso au nord-est de Bernal est situé dans la municipalité de Peñamiller, au nord de l’État de Querétaro, dans la Sierra Gorda.




Cette merveille naturelle cachée dans l’immensité semi-désertique de Querétaro
Alors imaginez le ! Un canyon aux parois de marbre noir atteignant jusqu’à 100 m de hauteur. Tout au fond, le ruissellement des eaux cristallines et rafraîchissantes de l’Exoras, affluent de la rivière Extractraz. Des vues à couper le souffle, une flore et une faune incroyable. Rien de difficile. Il suffit se suivre le cour de l’eau vers les gorges du canyon (une piste qui se confond très vite avec le lit de la rivière), envahi par les manguier, les bananiers, les pommiers et les poiriers. Tout au long, un surprenant système de petits canaux draine l’eau de la source pour alimenter les habitations en contre-bas. Ici règne une belle tranquillités dans une douceur apaisante. Rien que le murmure de l’eau qui s’écoule. A croire que ce jour là, nous étions les seuls à être dans ce lieu si bien nommé.
*Pour ceux qui recherchent des sensations plus extrêmes, Cañón del paraiso offre la possibilité de descendre en rappel ses impressionnantes parois verticales, ainsi que de faire de l’escalade et de la tyrolienne.


La belle histoire de la famille de Victor qui créa, ici dans ce canyon leur paradis
Nous étions seuls, les derniers mais aussi les uniques visiteurs du canyon de cette belle journée de décembre. Le patron, Victor, de l’unique gargote installé au bord du canyon s’activait à nous servir des bières. Sa femme en contre-bas s’occupait à la lessive dans le courant de la rivière. Son fils nous fixait à la fois curieux et intimidé. L’histoire qu’il va nous raconter est une parabole. Ses grands-parents se sont installés là il y a plus de 40 ans. Un des endroits les plus déserts et méconnus de la Sierra Gorda.
Les habitants du Paradis : 35 personnes d’une même famille
Mais ici, l’eau est en abondance. Une richesse ! Alors, du couple originel, voici maintenant une grande famille de 35 personnes qui vivent et prospèrent dans ce petit paradis qu’ils ont su adapter au tourisme. Ils en sont les possesseurs mais aussi les responsables. L’Exoras, si calmes aujourd’hui peut se réveiller avec des crues redoutables. L’une des berges est toujours protégée. L’autre est régulièrement saccagée. Alors, la communauté doit nettoyer, brûler les déchets transportés par la crue et à aider à remettre en place les structures d’accueil. Au programme de l’année, des trails qui qui font en grande partie la réputation du lieu. Des compétiteurs qui viennent du monde entier (et même de France ! ). Qui ne rêverait pas d’un trail au paradis ?
