Bistrots et cafés au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO ?

Bistrots et cafés ou la défense d’un art de vivre à la française

Le Mesturet est un bistrot traditionnel parisien (rue Richelieu) situé au cœur de Paris, entre l’Opéra et le musée du Louvre. Comme ici et dans la plupart des bistrots, on trouve une terrasse et à l’intérieur, le comptoir, ce fameux zinc, véritable cœur de l’établissement, plus une salle de restaurant. Photo © François Collombet

*Alain Fontaine est maître restaurateur au Mesturet, rue de Richelieu à Paris dans le 2e arrondissement. Il milite depuis 2018 pour l’inscription des bistrots au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

Un bistrot (ou bistro) est avant tout un comptoir en zinc où l’on peut consommer boissons alcoolisées ou non et des plats de cuisine traditionnelle faite maison. C’est aussi un lieu de convivialité et de rencontres comme ici au Mesturet à Paris.  Photo © François Collombet

Bistrots et cafés de France prêts à leur inscription sur la liste du patrimoine immatériel de L’UNESCO

Bistrot Au Petit Zinc, rue des Plantes 75014, le patron considère ses clients comme ses copains. Son Morgon (Beaujolais), ses rillettes maison, son bourguignon et surtout sa blanquette sont des “must”.  Photo © François Collombet

Alain Fontaine, l’homme qui se bat depuis 2018 pour l’inscription des bistrots et cafés au patrimoine de l’Unesco

Alain Fontaine maître restaurateur et propriétaire du Mesturet à Paris est un homme de combat. Son objectif : l’Unesco pour celui qui préside l’Association pour la reconnaissance de l’art de vivre dans les bistrots et cafés de France (en tant patrimoine culturel immatériel). C’est aussi une mise en avant des produits de qualité et le savoir-faire français. Huit ans de combat acharné, d’efforts constants, et aujourd’hui, une victoire qui est presque au rendez-vous.

Dans le quartier étudiant de la Sorbonne, ce café Au Petit Suisse fait office de point de ralliement pour les étudiants comme pour les professeurs et les touristes. On peut profiter de la petite terrasse qui donne directement sur les jardins du Luxembourg, dès que le temps est au rendez-vous.  Photo © François Collombet

Derrière l’action d’Alain Fontaine, le soutien d’Emmanuel Macron

Cette initiative menée par Alain Fontaine depuis 2018 est aujourd’hui soutenue par le Président de la République. Elle s’appuie également sur un solide comité dont des ethnologues, des historiens ou même d’anciens ambassadeurs qui pratiquent un lobbying assumé auprès de l’Assemblée nationale, organisant des tables rondes ou en intervenant auprès des médias. Ne pas oublier non plus l’énorme travail accompli par deux photographes et écrivains, Pierrick Bourgault et Pierre Josse, initiateurs d’expositions tournantes dans la capitale parisienne en hommage aux femmes et aux hommes qui gardent les cafés ouverts tels des phares dans la nuit, lieux de vie. Balzac parle de ces cafés comme “le parlements du peuple”. *

* Citation sortie des Illusions perdues. Balzac y décrit un Paris du XIXe siècle et sa vie sociale et politique. Son héro, Lucien de Rubempré, fréquente alors les cafés pour nourrir ses ambitions littéraires tout en observant la société de son époque.

Laurent Bilh, l’historien des bistrots

Lauren Bihl est l’auteur d’une histoire des bistrots (Nouveau Monde éditions). C’est un universitaire. Il est maître de conférences à la Sorbonne, historien des médias, de la presse et de la caricature mais sa passion sont les bistrots et leur histoire. Photo © François Collombet

Dans “Une histoire populaire des bistrots” ouvrage de 800 pages, l’historien Laurent Bilh dresse l’histoire du débit de boissons de 1789 jusqu’au comptoir du XIXe siècle, en passant par les caboulots (cafés populaires) du petit matin, les auberges de terroir, les grands cafés parisiens, ceux du Commerce ou des Sports, les grandes brasseries de province. Il restitue la palette incroyablement riche de ce lieu familier. Les jeux et divertissements, la fréquentation féminine, l’âge d’or de l’apéro, la guinguette, l’importance du garçon de café, la figure de l’habitué. Il explore aussi toute la complexité du bistrot, poste d’observation privilégié de l’évolution de notre société.

Côte à côte, le bistrotier et l’historien

Pour Alain Fontaine, le bistrot c’est d’abord un comptoir de consommation “vous pouvez boire et manger toute la journée, c’est ouvert en continu et c’est un lieu d’intégration et d’assimilation ce qui manque aujourd’hui”. Il ajoute : “On a inventé le réseau social avant Mark Zuckerberg, le vrai réseau social, c’est nous qui l’avons créé dans les années 1900.” Il conclut : “les cafés sont l’incarnation même de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Ce sont des lieux où la parole circule et où chacun peut aller et venir”. L’historien, Laurent Bilh prend un peu d’hauteur. Il dit : “l’Histoire s’est bâti dans les cafés. Nombre de mouvements politiques, artistiques, littéraires ont vu le jour dans les cafés. Le bistrot est le lieu médiatique par excellence, l’endroit où la parole a la parole.”

Au Mesturet, à l’heure du café ou au plaisir de déguster sur une ardoise, charcuterie et fromages avec son verre de Beaujolais. Eux s’apprécient et se complètent. Ils sont intarissables sur la bataille qu’ils mènent pour la reconnaissance des bistrots et cafés de France par l’Unesco. A gauche, l’historien des bistrots, Laurent Bilh, à droite, Alain Fontaine, Maître Restaurateur et maître des lieux. Photo © François Collombet

Portrait d’Alain Fontaine, le bistrotier du Mesturet

Il se présente comme la 8ème génération établie dans ce quartier de Paris : “une famille partagée entre le lyrique (mon aïeul était tailleur d’habit pour les chanteuses d’opéra en 1784) et la restauration (ma mère et ma grand-mère étaient des cuisinières hors pair). Mon fils Roman, qui incarne la 9ème génération, travaille maintenant à mes côtés. De par mes origines, je suis le produit d’un mélange de différentes cultures culinaires… Alsace, Lorraine, Normandie, Provence… Je connais toute la France grâce aux spécialités régionales transmises par les femmes/épouses de ma famille et grâce à mon père qui m’a enseigné les vignobles français”.

Salle à manger du Mesturet, 77, rue de Richelieu avant la pause du déjeuner. Alain Fontaine qui se qualifie d’aubergiste y attend aux abords de la Bourse les nombreux habitués, les touristes en mal d’authenticité, et sans doute les voisins journalistes de l’AFP (Agence France Presse). Photo © François Collombet

Bien difficile de faire son choix ?

Sur la carte, bien difficile de choisir ? Des plats tradition bistrotière sans doute ! Mais comme il est dit : « « la cuisine est le cœur du bistrot et le client son âme », alors au Mesturet, le cœur balance ! On peut commencer par l’incontournable pâté en croûte, puis hésiter avec le canardburger (foie gras mi-cuit, magret de canard, confit de canard), accompagné de champignons des bois, salade verte, pomme de terre grenaille au thym et à la graisse de canard. Sur la carte également le bourguignon de bœuf, la blanquette de veau à l’ancienne ou le traditionnel tartare de bœuf coupé au couteau.

Le menu du jour au bonheur du chef !

Ou bien, va-t-on se contenter du menu du jour (1er avril), pas de poisson ce jour là mais une mousse de betterave rouge d’Île-de-France ou salpicon de chorizo. En plat du jour, filet mignon de porc braisé, crème de lard fumé, tagliatelles aux œufs frais et comme désert, pommes rôties au miel, glace vanille. A la carte, un petit extra ? Le véritable Paris-Brest crème pralinée ! Question vins, une belle liste offrant une centaine de références, du grand cru aux vins de petits producteurs. Jamais loin, le patron est là pour les conseils.

Pour un peu d’intimité au Mesturet, cette table vous tend les bras. Photo © François Collombet

Au bonheur des bistrots” selon Pierrick Bourgault

Pierrick Bourgault a publié une quinzaine d’ouvrages sur les cafés, des bars-concerts parisiens aux estaminets du monde. Il a signé en particulier Bistroscope, l’histoire de France racontée de cafés en bistrots et La Mère Lapipe dans son bistrot. Il vient d’écrire et de réaliser un long-métrage “Au fabuleux bistrot de Jeannine” qui rend hommage à cette octogénaire de caractère (La Mère Lapipe), à ces petits lieux de parole et d’écoute, à celles et ceux qui les tiennent ouverts, à leur diversité, leur liberté, leur humanité.

Dans son livre “Au bonheur des bistrots” Pierrick Bourgault raconte ces bistrots à vins, bars-concerts, cafés urbains ou ruraux. Pour lui, ils ont tous une âme : celle des femmes et des hommes qui les ont fondés, qui y travaillent, qui les fréquentent. L’humanité se reflète dans leurs miroirs et sur le zinc de leurs comptoirs.

La très populaire course des garçons de café

Une tradition dans le monde des bistrots et cafés ! Cette course des garçons de café qui s’est généralisée à partir de 1914, a pour objectif de faire reconnaître les qualités, l’adresse, la rapidité, des garçons de café de la capitale. Et aussi, de faire rayonner cette manière de vivre à Paris.

Une course en tenue et plateau à la main

Ainsi, le 21 septembre 2025, 200 serveurs et serveuses expérimentés ou apprentis, tous vêtus du costume traditionnel, plateau à la main chargé d’un verre d’eau, d’un café et d’un croissant se sont élancés pour parcourir 2 km (sans courir) et tenter d’arriver premier sans rien faire tomber. Le parcours forme une boucle du parvis de l’Hôtel de Ville dans les rues du Marais.

La journée internationale des serveurs

Chaque 25 février, Journée Internationale des Serveurs. En France, ils sont représentés surtout par les garçons de café qui symbolisent le savoir-faire et le raffinement à la française. Ils incarnent un art de vivre et une tradition historique.

Parmi ces garçons de café, combien seront-ils à participer à la prochaine course ?

Comme son voisin, Le Flore, le Café des Deux Magots est devenu un lieu iconique connu dans le monde entier. Il est situé directement place Saint-Germain-des-Prés. Photo © François Collombet
Le Café de Flore, boulevard Saint-Germain (tout près de l’église Saint-Germain-des-Prés) est un café historique incontournable. Véritable institution parisienne, il est célèbre pour son ambiance mythique et son emplacement privilégié .  Photo © François Collombet
La café L’étincelle, au service impeccable et à l’atmosphère vintage et rétro, ouvre tous les jours jusqu’à 2 heures du matin en service continu et jusqu’à 4 heures le vendredi et samedi. Il est, rue de Rivoli (75004) idéalement situé entre la Bastille et l’hôtel de ville dans le quartier du Marais sur la rue de Rivoli et la place du Bourg Tibourg.  Photo © François Collombet
Le Café de Paris, situé au 10 rue de Buci (quartier de Saint-Germain-des-Prés) dans le 6ème arrondissement de Paris. Devant sa terrasse, passage obligé de milliers de parisiens et de touristes. Carte classique, cuisine hexagonale version bistrot.   Photo © François Collombet

Le Marché de Rungis, au cœur de l’esprit bistrot

Le patron de Rungis, Stéphane Layani (président du Marché International de Rungis), le plus grand marché de produits frais au monde, appuie cette démarche avec enthousiasme : nous avons apporté notre soutien à cette aventure, en accueillant l’exposition “Au Bonheur des Bistrots” ou encore en collaborant avec le “Trophée Pudlo des Bistrots”. Ces initiatives reflètent notre conviction profonde que les bistrots sont bien plus que de simples établissements. Ils sont le cœur battant de notre culture, un point de rencontre essentiel, là où les liens sociaux se tissent jour après jour.

Stéphane Layani dans les jardins de l’Elysée. Il est le président du Marché international de Rungis, le plus grand marché de produits frais au monde. Faudrait-il préciser que bien des plats confectionnés dans les bistrots viennent de Rungis ; les autres, des petits marchés locaux. Photo © François Collombet
La Bonne Franquette, sans doute l’un des plus connus des rendez-vous gastronomiques et festifs de Montmartre. L’établissement se trouve tout en haut de la rue Lepic à l’angle de la rue Saint-Rustique qui offre une vue sur le Sacré Cœur et mène à la place du Tertre. Photo © François Collombet
La terrasse de la Bonne Franquette occupe le coin de la célèbre rue des Saules. Juste en contre-bas, l’imposante grille qui donne sur le Clos Montmartre, 2000 pieds de vigne vendangée chaque année. Au-dessus, le musée de Montmartre et en contrebas du vignoble, le célèbre cabaret Le Lapin Agile. Photo © François Collombet
A deux pas de La Bonne Franquette, la basilique Notre-Dame du Sacré-Cœur. L’avait-on élevée pour que Montmartre, ce haut lieu de la vie parisienne bien malfamé, puisse redorer son image ? Photo © François Collombet

Au comptoir de La Bonne Franquette, les Fracheboud de pères en fils depuis 1971 

La Bonne Franquette, en haut de la rue Lepic, ne pouvait pas se contenter d’être un restaurant, un bar à vins, un bistrot ou encore un cabaret. Non, l’établissement est devenu au fil de l’histoire une véritable institution montmartroise. Car cette maison a su mettre “en cuisine”, dans ses verres et par sa musique, sa devise (affichée sur les murs) : aimer, manger, boire et chanter. Ici, épicurisme et bonheur ne sont pas de vains mots.

Monter à la Bonne Franquette

Monter à La Bonne Franquette est encore un pèlerinage auprès de tant de peintres qui ont habité ou fréquenté ces lieux. Au départ, une guinguette appelée Aux Billards en Bois, Le Franc Buveur, L’Ange, Le Ranch. Elle est devenue en 1925, La Bonne Franquette, expression parfaitement adaptée à la maison ! Eh oui, c’est “sans cérémonie, sans façon, en toute simplicité, à la fortune du pot” qu’on pousse la porte de La Bonne Franquette, sûr d’y trouver l’esprit et la convivialité qui anime ce haut lieu de la vie montmartroise. D’ailleurs, n’est-elle pas en pointe avec l’Association pour l’inscription au patrimoine immatériel de l’UNESCO des bistrots et des terrasses de Paris pour leur art de vivre.

A La Bonne Franquette, petit déjeuner sur le zinc, belle occasion de se retrouver entre Patrick Fracheboud et Dominique de Haut de Sigy, un habitué des lieux, chroniqueur gastronomique et producteur de la Côte de Nuits. Photo © François Collombet
Patrick et Luc, deuxième et troisième génération des Fracheboud qui, à La Bonne Franquette, s’évertuent à entretenir l’esprit de ce haut lieu du patrimoine Montmartrois avec pour devise : aimer, manger, boire et chanter. Photo © François Collombet

Et si on parlait café associatif ?

Créé par et pour les habitants du quartier, Le Moulin à Café est né en 2006 et fêtera cette année ses 20 ans. Un projet local, participatif, engagé, solidaire, ouvert sur le quartier et sur le monde, comme il en faudrait partout ! Ici on peut boire un verre, savourer un repas midi et soir, discuter, bouquiner, participer à des ateliers, jouer aux échecs, apprécier des spectacles, proposer des projets, être bénévole…

Créé en 2006 dans le quartier Pernety (14ème arrondissement), le Moulin à Café est un café associatif, solidaire et participatif, géré sous forme associative avec 9 salariés, 100 habitants bénévoles et 20 associations partenaires. Il est l’un des premiers cafés associatifs, solidaires et participatifs de Paris. Photo © François Collombet
Ce soir au Moulin à Café, une soirée autour du slam. Photo © François Collombet

Ici, place de la Sorbonne, combien d’étudiants ?

La mythique Place de la Sorbonne au centre du Quartier latin, historiquement connu comme le cœur battant de la vie étudiante. C’est là que se trouve l’une des plus anciennes et prestigieuses universités du monde, l’Université de la Sorbonne, fondée en 1257 par Robert de Sorbon. Cet endroit a accueilli des générations d’étudiants, de professeurs et de penseurs qui ont façonné l’histoire. Aujourd’hui, beaucoup de touristes et peu d’étudiants dans ces cafés et bistrots accolés à la Sorbonne. Photo © : François Collombet

Les étudiants ont leurs cafés, leurs bars et leurs bistrots

Ils s’y retrouvent le soir au gré du prix de la pinte (50 cl) de bière. Elle est en moyenne à 6 €. il est même possible d’en trouver à 3 € dans certains bars ou bistrots de quartier. Les terrasses sont à partir de 19 h bondées jusqu’à point d’heure dans la nuit.

Ce Forum Café, rue Littré dans le 6e

Ce Forum Café se situe en face de ce qui fut le célèbre foyer pour étudiants des pères maristes (devenu Forum 104 espace de rencontre culturel et spirituel). Il fut fréquenté par nombre d’hommes politiques, de philosophes, d’écrivains et d’entrepreneurs. On y croisa François Mauriac, François Mitterrand, Edouard Balladur, etc. Eurent ils l’occasion de se retrouver dans le café d’en face ? Aujourd’hui, il ne désemplit pas. La célèbre école Ferrandi (le Harvard de la gastronomie) n’est-elle pas à proximité ?

A l’angle de rue Littré et de la rue de Vaugirard, ce Forum Café est le point d’encrage pour beaucoup d’étudiants du quartier. Photo © François Collombet
Ici au Forum Café, diffusion des événements sportifs et au choix, 13 bières pression (Warsteiner, Guinness, Kilkenny, Cuvée des Trolls, cidre, Kastel rouge, La Bête, Brooklyn lager, Brooklyn IPA, Filou, Chouffe, Weissbier, Chimay blonde). Une spécialité, la Michelada mexicaine. Photo © François Collombet

 

Loin de l’image d’Epinal, bien des cafés bars sont des établissements de l’avenir, des points de rencontre et de convivialité, juste à l’opposé des l’ambiances marketées des Starbucks et autres “estaminets” venus d’outre atlantique. Photo © François Collombet

Un lieu de rendez-vous étudiants, à deux pas de la gare Montparnasse

Derrière cette forêt urbaine de la place de Catalogne, près de l’église Notre-Dame du Travail, le choubidou est devenu une institution, un lieu où il fait bon s’asseoir en terrasse (200 places) où se retrouvent étudiants et jeunes adultes. Au choubidou, tarif Happy Hour (16:00 à 00:00), la pinte est à 4.2O €, le litre à 8 €. Photo © François Collombet
Le choubidou propose également de la restauration, par exemple, une Assiette de frites pour 6 €, une planche de charcuteries pour 16 €, une planche mixte pour 20 €, un burger étudiant pour 10 € ou des des planches & tapas à partager. Photo © François Collombet
Ce bistrot bar est surtout ouvert sur une grande terrasse avec vue sur la forêt urbaine de la place de Catalogne, tout près de la gare Montparnasse (entrée Pasteur). Rendez-vous des étudiants, pour eux, des prix spéciaux. Attention ! Dans quelques minutes les 200 places de la terrasse seront occupées. Photo © François Collombet

Après les cours, après le bureau, on s’y retrouve entre amis avant de prendre un train, un métro ou renter à pied. C’est aussi un lieu de rendez-vous, peut-être même, un espace pour passer le temps. Chacun a une bonne raison de renter dans un café, un bistrot ou un bar, qu’on s’assoit en terrasse ou au comptoir, qu’on s’y attable pour une pose déjeuner ou pour un cocktail avant un spectacle. “C’est le reflet de la société”, en dit Alain Fontaine,  “avec ses rituels, ses découvertes, un sentiment d’apaisement, toutes les générations et tous les milieux sociaux s’y croisent”.

S’asseoir ici c’est être assuré d’un accueil avec des fleurs et une cuisine bistrot faite maison. Photo © François Collombet

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