Cité internationale universitaire : heureux comme un étudiant étranger à Paris !

Dans cet incroyable amoncellement de styles, reflets des 47 maisons occupant la cité, ce pavillon de la Fondation Deutsch de la Meurthe avec son beffroi en est le coeur. Photo © François Collombet
Êtes vous prêt à découvrir ce extraordinaire lieu, unique au monde où se retrouvent sur 34 ha 12 000 étudiants et chercheurs venus de plus de 150 pays ? Photo © François Collombet

Entrez dans la “Cité U” (cité internationale universitaire), le campus monde de Paris

Entrée dans la “Cité U” de Paris. L’entrée est libre, Une fois franchi ces quelques marches, le monde vous attend : 47 maisons, à l’image de 47 pays qui occupent ces lieux dans un incroyable parc de 34 ha. On y a planté plus de 3000 arbres venus de tous les continents, le tout entretenu dans une démarche éco-responsable. Photo © François Collombet
Comme centre d’accueil, la Maison internationale, face à la gare du RER Cité Universitaire. Regardez, c’est une petite réplique du château de Fontainebleau. Inaugurée en 1936, elle fut financée par le philanthrope américain John D. Rockefeller Junior (connu pour avoir restauré les châteaux de Fontainebleau et de Versailles). Cette incroyable maison forme un ensemble monumental de 22 000 m² composé de deux pavillons d’entrée symétriques, d’une cour d’honneur et d’un corps central de bâtiment flanqué de deux ailes. Impressionnant ! Elle a été entièrement restaurée en 2022 afin d’améliorer l’accueil des étudiants et des visiteurs.  Au 2e étage, la bibliothèque a été modernisée et l’Espace langue agrandit. Photo © François Collombet

La Maison internationale, côté jardin. Cette grande pelouse est le lieu favori des étudiants et des visiteurs pour se retrouver et profiter de cet immense espace de jeux et de détente. Elle est bordée d’un alignement d’ifs taillés en topiaire. Sa géométrie constitue un axe de perspective qui s’accorde avec l’esprit monumental de la Maison internationale. Photo © François Collombet

*Une bibliothèque, dotée de 200 places assises, un cadre magnifique, des lampes sur chaque table, le calme et l’accueil (ouverte à tous).

La Fondation hellénique invitait à une soirée dédiée à la musique du Rébétiko, un genre musical grec qui se caractérise par des instruments tels que le bouzouki, l’oud et le violon. (DR)
Cet étudiant vient de passer le grand portique qui ouvre sur la cour d’honneur de la Maison internationale. Téléphone en main, il se dirige vers sa future maison, le Collège franco-britannique, avenue Rockefeller entre la Maison du Mexique et le Collège d’Espagne. Photo © François Collombet

Un tour du monde en 47 maisons

Ancienne Maison de l’Indochine devenue Maison des Etudiants de l’Asie du Sud-Est. Elle a été le cadre de nombreux tournages de films dont Indochine de Régis Wargnier. Il valut à Catherine Deneuve, le César pour la meilleure actrice en 1993. Aujourd’hui, la Maison regroupe 131 logements occupés par des étudiants de 27 nationalités. Photo © François Collombet

Une 48e maison mais une maison virtuelle : la Maison de l’Ukraine

Actuellement, 140 réfugiés universitaires ukrainiens sont hébergés à la Cité internationale. Ils sont logés parmi plusieurs des 43 maisons, sous la bannière « Maison d’Ukraine ». Pour financer leur accueil, la Cité internationale a demandé en 2022 à l’architecte Jean-Michel Wilmotte de dessiner une Maison virtuelle de l’Ukraine. Il fallait en effet donner une identité à ce projet d’accueil des étudiants et chercheurs ukrainiens sur le campus. Dans un futur qu’on espère proche, pourquoi ne pas utiliser la dernière parcelle disponible (entre la Maison du Portugal et celle de l’Egypte) ? Place idéal pour bâtir la Maison de l’Ukraine qui pourrait également accueillir des étudiants d’Europe centrale et orientale ou de pays candidats à l’Union européenne.

“Je ne pouvais qu’accepter ce projet qui m’est apparu comme une évidence. La Maison de l’Ukraine est un projet virtuel, hautement symbolique, qui évoque le drame d’un pays que j’affectionne tout particulièrement. J’ai souhaité suggérer un lieu où les étudiants pourraient habiter, vivre et travailler. La Maison virtuelle de l’Ukraine est une perspective positive de l’avenir.” Jean-Michel Wilmotte. (DR)

Plan de la Cité internationale universitaire de Paris : CITE U PARIS PG 29-06-20

La Maison du Brésil est l’une des œuvres architecturales les plus marquantes du XXe siècle grâce à la collaboration de Le Corbusier et du brésilien Lucio Costa. Photo © François Collombet
La Maison du Brésil présente les caractéristiques de l’architecture brutaliste de Le Corbusier : loggias, polychromie, utilisation de panneaux de verre ondulés. (DR)
sa Maisson de la Suisse ” (Le Corbusier était suisse) fut raillée à l’époque comme une « boîte à savon posée sur des échasses ». Pourtant cette Maison est l’un des fleurons de l’architecte qui a aussi réalisé celle du Brésil, inscrite à l’inventaire des monuments historiques (Voir plus haut).  Photo © François Collombet
Fondation Suisse. Le salon commun de la Fondation suisse, meublé par Charlotte Perriand et décoré d’une fresque de Le Corbusier peinte en 1948. Les fauteuils et le canapé sont signés Le Corbusier, Pierre Jeanneret et Charlotte Perriand. (DR)
” Une fondation qui portera mon nom et celui de ma femme (Louise) et aura pour but d’édifier des pavillons destinés à fournir un logement salubre à 350 étudiants près l’Université de Paris … aider nos étudiants c’est aider la France”. (Lettre de Mr Emile Deutsch de la Meurthe à Mr le recteur Appell, le 27 sept 1921). Ici, Intérieur de la Fondation Deutsch de la Meurthe sur le panneau surmontant la porte du hall. Photo © François Collombet
Ici, dans ce grand espace de la Fondation Deutsch de la Meurte, un petit air à la “Harry Potter” comme un collège sorti de l’imagination de l’auteur britannique J.K. Rowling. Avec ce beffroi (rien de religieux) et cet ensemble en briques clairs, son architecte Lucien Bechmann s’est inspiré de collèges anglais comme Oxford, lui donnant ce style très typique. Photo © François Collombet
Le 9 mai 1923, la première pierre de la Fondation Deutsch de la Meurthe est posée, qui deviendra le premier bâtiment à accueillir des étudiants. Elle est encore visible aujourd’hui, encastrée dans un mur, discrète, mais symbolique. Photo © François Collombet
Ce grand bâtiment central flanqué d’un beffroi avec horloge, abrite un grand salon servant de salle des fêtes, des salles de lecture, de musique et de sports (gymnastique, escrime, boxe).  Photo © François Collombet
Dans le pavillon central de la Fondation Deutsch de la Meurthe, le grand salon et salle des fêtes à la hauteur de plafond et aux arches de bois saisissantes, qui accueille jusqu’à 150 personnes et de nombreuses manifestations (remises de diplômes, des concerts ou des colloques). (DR)
L’idée de cette Cité avec ces premiers pavillons est née ici même de la rencontre du philanthrope Émile Deutsch de la Meurthe avec Paul Appell, mathématicien devenu recteur de l’Université de Paris, et André Honnorat, ministre alors de l’Instruction publique. Deutsch voulait encourager la naissance d’une nouvelle garde intellectuelle internationale après la guerre où des milliers de jeunes hommes et étudiants furent tués. Photo © François Collombet
Ces murs virent Simone de Beauvoir fréquenter en 1928 la Cité internationale à la Fondation Deutsch de la Meurthe « entre autres pour aider Jean-Paul Sartre et Paul Nizan à préparer leur oral d’agrégation de philosophie”. Elle écrivit dans Mémoire d’une jeune fille rangée, “Mes petits camarades m’attendaient le lundi matin, ils comptaient sur moi pour travailler Leibniz”. Peut-être ces rencontres, furent-elles le début de sa relation avec Jean-Paul Sartre ?  Photo © François Collombet
Fondation Deutsch de la Meurthe par un bel après midi ensoleillé ! Photo © François Collombet
La campagne de rénovation, débutée en 2005 avec le pavillon Curie (réservé aux chercheurs), a modernisé les logements selon les normes de confort actuelles. Les travaux ont porté sur l’acoustique, les façades et la zinguerie. Photo © François Collombet
La  force expressive de la façade Est est articulée autour de la tour d’ascenseur et de la salle de réunion. Voir l’élégance de la cour centrale, reflet d’une esthétique hollandaise sobre et géométrique. L’ensemble incarne un modernisme maîtrisé, où chaque élément affirme sa fonction. Photo © François Collombet
La grande salle du Collège néerlandais.  Photo © François Collombet
La Fondation Avicenne, historiquement connue comme la Maison d’Iran, était le pavillon des étudiants  iranien de la Cité internationale. Elle a été inaugurée en novembre 1969. Après l’emergence de la République islamique, elle est devenue Fondation Avicenne. C’est l’un des rares exemples d’architecture suspendue en France. Ce chef-d’œuvre métallique, emblématique des échanges culturels franco-iraniens, porte l’empreinte visionnaire de Claude Parent, pionnier de l’oblique et de l’architecture déstructurée.  Photo © François Collombet
C’est à l’architecte Pierre Leprince-Ringuet, Prix de Rome en 1904, et connu pour avoir également construit le musée archéologique de Beyrouth, la maison des élèves de l’École Centrale à Paris ou les ateliers Michelin à Londres, que l’on doit cette grande maison. Elle compte 267 chambres, ainsi que 8 ateliers et 9 studios de musique réservés à l’accueil des artistes.   Photo © François Collombet
Dans le hall d’entrée et le Grand salon, le décor est marqué par le style Art déco. Les fresques de Robert La Montagne Saint-Hubert évoquent l’histoire des arts français, à travers des différentes époques. (DR)
Jardin de la Fondation des Etats-Unis. Les derniers travaux de rénovation achevés en 2019 et menés par l’Atelier Circonflexe Architectes, ont permis d’offrir aux résidents un niveau de confort adapté à la vie actuelle. Les 267 logements occupés par des étudiants venus de 30 pays ont un mobilier dessiné par l’architecte de l’opération et réalisé en bois de hêtre dans la Loire. Photo © François Collombet
Du jardin de la Fondation des Etats-Unis, se profile avec son lanternon, le Collège franco-britannique. Photo © François Collombet

Le campus de la Cité internationale met à la disposition des étudiants, des chercheurs, des artistes venus du monde entier 7 200 hébergements répartis en différentes typologies : studio, chambre simple ou double ou appartement de 3 à 5 pièces.

Maison de Norvège, confort scandinave !

 La maison de Norvège doit son aspect typiquement norvégien – et nordique – aux briques rouges avec lesquelles elle est bâtie, qui sont directement importées de Norvège. La brique rouge était en effet un matériau de façade très plébiscité par les architectes norvégiens après 1950. Photo © François Collombet
La Maison de Norvège a été achevée en 1954 et rénovée en 2010 et 2016, offrant des unités individuelles simples mais confortables de 12 m² avec beaucoup d’espace de placard. Les lits design en bois clair ont été ralongés de 10 cm. Il y a un lavabo dans la chambre, ainsi qu’une toilette et une douche partagées. À chaque étage se trouve une grande cuisine commune avec terrasse. (DR)

Maison Heinrich Heine (Allemagne) : une des réalisations les plus modernes et les plus confortables de son époque

Au départ Maison de l’Allemagne de l’Ouest, en 1973, elle prend le nom de Maison Heinrich Heine, en hommage au grand poète et écrivain allemand, passeur entre les cultures, qui vécut à Paris de 1831 jusqu’à sa mort en 1856. Photo © François Collombet
Intérieur de la Fondation Heinrich Heine, la Cafet'(DR)
 Les chambres (104 logements et 24 nationalités) disposent toutes d’un petit balcon à garde-corps métallique et allège vitrée, permettant d’animer la façade et rappelant les logements de l’école du Bauhaus édifiée par Gropius à Dessau en 1925. (DR)
La Fondation hellénique présente la forme d’un parallélépipède. Sa conception et les détails de son architecture intérieure et extérieure font de nombreuses références à la Grèce antique. La façade de l’entrée principale, aménagée en pignon, dispose d’un porche monumental à colonnade ionique qui reproduit le portique nord de l’Erechteion, ancien temple grec de l’Acropole d’Athènes. Il est dédié à Athéna et à Erechthée, célèbre pour son architecture ionique et ses cariatides. Photo © François Collombet

Fondation Rosa Abreu de Grancher (Cuba) avec son mobilier en bois d’acajou

La Fondation Rosa Abreu de Grancher a été créée par l’architecte Albert Laprade à l’origine pour loger les étudiants cubains à Paris. Elle a été financée par Pierre Sanchez Abreu et sa sœur Rosalia. Son architecture s’inspire de la cathédrale de La Havane et de quelques particularités de l’architecture cubaine. Photo © François Collombet

Maison des étudiants arméniens : permettre à une nation de renaître !

La Maison est l’œuvre de l’architecte Léon Nafilyan, installé à Paris dans les années 1920. Il a conçu le projet dans un style qui perpétue les traditions architecturales arméniennes en empruntant à l’architecture religieuse les principales caractéristiques du décor sculpté qui orne les façades du pavillon. La Maison des étudiants arméniens (Fondation Marie Nubar) dispose de 74 logements. Photo © François Collombet
La Maison du Japon se fractionne en blocs de hauteurs différentes, pourvus de toitures superposées et diversement orientées, avec des avant-corps très saillants, comme les toits irimoya (toits en croupe) qui soulignent chaque niveau des donjons japonais.   Photo © François Collombet
Fresque peinte dans le Grand salon de la Maison du Japon : “arrivée des Occidentaux au Japon”. Deux ans furent nécessaires au peintre pour achever ces deux œuvres.  Fujita commentera ainsi son travail :“J’ai peint cette vue sur Nagaski sur le thème de l’introduction des civilisations occidentales en Asie”. Nagasaki fut en effet la première porte d’entrée de la culture occidentale sur l’archipel dès la fin du XVIe siècle et devint une véritable plaque tournante des échanges avec l’étranger. (DR)

Maison des étudiants suédois, le bonheur d’être en Suède et à Paris !

Cette maison ressemble à un manoir suédois du XVIIIe siècle, avec sa haute toiture débordante
percée d’œils-de-bœuf et de lucarnes. Elle dispose de 44 logements sur quatre étages. voyez cette référence à la tradition suédoise qui consiste à disposer les fenêtres au nu extérieur de la façade.

Maison des étudiants suédois. Son échelle à taille humaine, propice à la convivialité et à la rencontre, en fait l’une des maisons les plus prisées de la Cité internationale. Photo © François Collombet
Grand salon de la Maison de la Suède. Le soin accordé au mobilier en bouleau et en érable, fabriqué spécialement en Suède, correspond au désir des fondateurs d’offrir aux étudiants une maison rappelant la vie familiale plutôt qu’un collège. (DR)
La vie en extérieur à la Maison de la Suède. Des portes-fenêtres closes par des volets bleus ajoutent une note nordique à la façade et mettent en valeur la terrasse où il est bon de se prélasser dès les beaux jours. Photo © François Collombet

Fondation danoise beignée dans cette ambiance « hygge* »

Depuis le jardin de la Maison du Japon, la Fondation danoise. A l’intérieur, le mobilier est de Hans Wegner, ébéniste, architecte, designer, considéré comme étant l’un des fondateurs du design scandinave. Au milieu du salon trône le piano à queue historique de la maison. Photo © François Collombet

Collège franco-britannique

Les architectes ont imaginé un bâtiment sobre et harmonieux. Son style architectural est ancré dans la tradition britannique des « red brick universities » : brique rouge sombre, toitures à forte pente, pignons éclairés par des bow-windows, baies à meneaux, tourelles pour les escaliers, rappellent les collèges d’outre-Manche. Photo © François Collombet
Grand salon du Collège franco-britannique. (DR)

Colegio de Espana, vivre dans un palais

Le Collège d’Espagne est reconnaissable entre toutes les maisons avec sa forme en H. Il est la version moderne du palais de Monterrey. (DR)
 Aujourd’hui, la maison compte 119 logements. Elle prend une part active à la vie de la Cité internationale, notamment grâce à une riche programmation culturelle, scientifique et artistique et collabore activement avec de nombreuses institutions universitaires parisiennes et françaises. Photo © François Collombet
Le Collège d’Espagne offre un excellent hébergement aux étudiants, médecins, professeurs, chercheurs, artistes, musiciens, créateurs qui doivent rester à Paris ou en Île-de-France pour effectuer des activités, des études, des recherches ou des travaux artistiques ou culturelles de création. 119 chambres et studios sont mis à leur disposition. (DR)

Maison des étudiants de l’Asie du Sud-Est, ancienne Maison d’Indochine

Rénovée à plusieurs reprises depuis les années 1990, elle accueille aujourd’hui 131 résidents, majoritairement issus de ParisTech (rassemblant douze grandes écoles françaises dans les domaines des sciences, de la technologie et du management). Elle reste l’un des rares exemples d’architecture parisienne imprégnée d’une esthétique orientaliste, témoin des contradictions du projet colonial et de ses prolongements contemporains. Photo © François Collombet
Le Grand salon est décoré de toiles marouflées, ornées de dragons célestes. Photo © François Collombet
 Cette peinture monumentale de Lê Phô (1907-2001) a été réinstallée dans le hall de la Maison des étudiant de l’Asie du Sud-Est en 2008 après sa restauration par des élèves de l’Institut national du patrimoine. Sur 4 m 40 de long, elle déroule une scène figurative où une mère se repose avec ses trois enfants dans le patio d’une maison traditionnelle. C’est une peinture à l’huile sur toile de 1929). Photo © François Collombet
*Lê Phô (1907-2001) a su réconcilier l’Orient et l’Occident, l’intime et l’onirique. Il est la figure de proue de l’art moderne vietnamien. Formé à Hanoi, installé à Paris, il a su créer un langage pictural unique, traversant les époques sans jamais trahir ses racines. Aujourd’hui, ses œuvres battent des records dans les ventes internationales.
 Au terme de travaux de rénovation, le nombre de logements au sein de la Maison des étudiant de l’Asie dud Sud-Est est passé de 113 à 131. Le Grand salon été rénové en 2014 et le jardin en 2017 ( celui qui occupe la partie centrale du bâtiment). On peut apercevoir une aile de la Fondation Rosa Abreu de Grancher (Cuba). Photo © François Collombet

Fondation Avicenne, vraie icône architecturale

La Fondation Avicenne porte le nom du grand médecin et philosophe persan du XIe siècle. Elle fut fondée en 1969. Elle dispose de 111 logements occupés par des étudiants de 10 nationalités. Photo © François Collombet
La Fondation Avicenne est l’un des rares exemplaires en France d’édifice suspendu à une macrostructure ce qui en fait une référence dans l’architecture métallique du XXe siècle. Elle est inscrite sur la liste des monuments historiques.  Photo © François Collombet

Maison de l’Île-de-France, une oeuvre de haute technicité.

Cette Maison techno-écolo est recouverte d’un bardage métalique à facettes qui joue avec la lumière du ciel parisien. A l’intérieur, de vastes espaces collectifs en double hauteur qui s’ouvrent sur le parc. Photo © François Collombet
Réalisé par l’agence d’architecture Anma , la Maison de l’Île-de-France comporte 8 étages, compact. Elle présente une géométrie singulière, avec une forme triangulaire ramassée côté parc, et plus ouverte côté périphérique pour former une large paroi qui capte l’énergie solaire. La façade sud exposée aux nuisances du périph est traitée de manière à créer une barrière acoustique et son orientation permet d’y installer des capteurs solaires. Photo © François Collombet

En quinze ans, dix nouvelles maisons sortent de terre côté est et ouest du parc. Les dernière, celles de l’Égypte et de la Chine ont été inaugurées en 2024.

Le Pavillon égyptien, une maison lumineuse et végétale

L’idée maîtresse du projet est la nature, tant par la conservation du hêtre pourpre en extérieur que la création d’un jardin d’inspiration égyptienne à l’étage. Le projet reprend également des éléments de la culture égyptienne avec en façades des hiéroglyphes monumentaux et comprend des produits directement importés d’Égypte : pierre au sol, luminaires et mobiliers notamment. Photo © François Collombet

La Maison de la Chine-Jardin de l’harmonie achevée en 2024.

La Maison de la Chine comporte 300 chambres et des espaces de vie collective pour favoriser les échanges entre les résidents et pour leur permettre de poursuivre leurs études dans un cadre propice à leur réussite universitaire.   Photo © François Collombet
 A chaque étage, les chambres sont desservies par des coursives intérieures masquées par des claustras en bois. Les étages sont reliés entre eux par des passerelles promenade en métal qui surplombent les jardins. Photo © François Collombet.

Extension de la Maison de l’Inde

La maison s’élève sur 7 étages en modules de bois préfabriqués. En tout, 410 m3 d’épicéa d’Autriche sont mis en œuvre. Cette structure présente de nombreux avantages : montage rapide sur le chantier, épaisseur de l’isolation réduite et bonne résistance au feu. Photo © François Collombet
Bâtiment neuf indépendant de 72 chambres et locaux communs permettant d’augmenter la capacité d’hébergement des étudiants, chercheurs et professeurs de la Maison de l’Inde. A chaque étage, la salle à manger-cuisine, est un espace partagé, largement ouvert sur le patio. L’art a rejoint l’architecture dans cet espace, avec des œuvres des artistes Sadashiv and Kishor Mashe de la tribu Warli. (DR)
Deux architectes indiens, J.M. Benjamin et H.R Laroya, ont conçu la Maison de l’Inde. Dès sa création dans les années 1960, la maison a joué un rôle important dans la diffusion de la culture de l’Inde à Paris. En 2013, un pavillon adjacent est bâti à l’est du premier bâtiment (Voir plus haut).  Photo © François Collombet
Dans ce parc de 34 ha plantés de plus de 3000 arbres, chacun trouve son “spot” pour réviser ou se détendre.  Photo © François Collombet
Sur la grande pelouse face à la Maison internationale, se retrouvent dès les beaux jours étudiants et visiteurs. Photo © François Collombet
Dans le parc de la Cité internationale, on improvise une partie de volley. Photo © François Collombet
La pétanque est aussi à l’honneur. Elle a son club.  Photo © François Collombet
A la Cité internationale, 60 sports sont à la disponibilité des étudiants dont 8 courts de tennis. A l’arrière plan, la Résidence Julie-Victoire Daubié baptisée du nom de la première bachelière de France en 1861. Elle a été inaugurée en 2019 et a reçu deux prix d’architecture : Equerre d’Argent catégorie « Habitat » et prix d’architecture du magazine « D’A ». Photo © François Collombet

Cet espace si prisé les week-ends

La Grande pelouse derrière la Maison internationale. En perspective, le clocher de l’église Sacré-Coeur de Gentilly. On y accède par la passerelle du Cambodge. Photo © François Collombet
Partout dans le parc, possibilité de faire du sport. A l’arrière plan, le Pavillon Habib Bourguiba (Maison de la Tunisie). Photo © François Collombet

En tant que principal partenaire académique et scientifique de la Tunisie, la France est la première désignation internationale choisie par les étudiants tunisiens. La construction de ce pavillon a traduit la volonté communautaire de la Tunisie et de la France pour renforcer cette coopération académique. Elle porte le nom d’Habib Bourguiba, le chef de la lutte pour l’indépendance et ancien résident de la Cité internationale. offre à ses résidents 199 chambres, des espaces communs, un salon de thé et un auditorium de 250 places ouvert au public

Le Pavillon Bourguiba offre à ses résidents 199 chambres, des espaces communs, un salon de thé et un auditorium de 250 places ouvert au publicplus. On peut déguster à l’extérieur un thé et des patisseries tunisiennes. Photo © François Collombet

Maison de la Corée et scènes de combat à l’épée (en bois)

Ce sport, est-ce de l’hapkido , art martial d’origine coréenne ? Derrière les épéistes, l’imposante Maison de la Corée. Elle a été réalisée par une équipe d’architectes franco-coréens, Canal 3 et Ga.a. Elle affiche l’ambition de faire vivre à ses usagers l’expérience de l’hospitalité coréenne. L’un des principaux objectifs poursuivis par les architectes a été de créer les conditions d’échange et de communication entre résidents et visiteurs. Photo © François Collombet

Maison du Liban, modèle de coexistence

L’entrée principale de la Maison du Liban est protégée par un auvent oblique en béton armé qui repose sur un double support en V, typique du répertoire formel des années soixante. La maison compte 136 logements. Photo © François Collombet
Plus qu’un foyer, la Maison du Liban est un lieu de vie et de convivialité. Sous les cèdres de son jardin (« Le Cèdre », est d’ailleurs le nom de la revue de presse rédigée par lesrésidents), il est bon de vivre à Paris, loin de ce pays toujours au bord du désastre. Photo © François Collombet

Maison du Cambodge, fermée pendant 30 ans

La maison a été dessinée par l’architecte français Alfred Audoul. Il a conjugué la culture du pays fondateur avec les traits distinctifs du néoclassicisme des années 50 en optant pour un édifice classique en forme de U, enrichi d’éléments décoratifs Khmers. L’Asie est par exemple évoquée par un soubassement strié de bandes horizontales, qui rappelle les temples d’Angkor ou encore dans les sculptures en granit représentant Anuman, le dieu-singe. Photo © François Collombet

*De nombreux musiciens de talent sont accueillis dans les Studios de Musique depuis leur ouverture en 2005. Parmi les plus connus, dans le domaine de la musique classique et contemporaine, nous pouvons citer des ensembles tels que Le Concert Spirituel, Les Siècles, le Chœur Accentus, l’Ensemble Aedes, Les Cris de Paris, L’Itinéraire ou l’Ensemble Multilatérale.

La Maison du Mexique et la “Pierre du soleil”

La Maison du Mexique se distingue des fondations voisines par son architecture moderne composée de volumes épurés et articulés autour d’un patio-jardin central. Elle a été imaginée par les architectes Jorge L. Medellin et Roberto L. Medellin. Photo © François Collombet
Le patio, avec une réplique* de la « Pierre du soleil », un calendrier aztèque de 3,60 m de diamètre découvert au sud-est du Zocalo à Mexico en 1790. Il faut se l’imaginer colorée, peinte de couleurs vives, du rouge, du jaune. (DR)
L’accueil à la Maison du Mexique avec le mobilier typique des créations de Charlotte Perriand et jean Prouvé. (DR)
La bibliothèque Sor Juana Inés De La Cruz est constituée d’un fonds d’un peu plus de 12,000 volumes sur l’histoire, la littérature et l’art du Mexique. La bibliothèque Sor Juana Inés de la Cruz est une bibliothèque de référence spécialisée sur Mexique. (DR)
Maison du Mexique met à disposition des résidents : 77 chambres individuelles, 4 individuelles grandes et 2 twin, plus 9 chambres doubles comme ici. (DR)
Fresque maya ornant une des façades de la Maison du Mexique. Photo © François Collombet

Maison du Maroc, bienvenue à Dar Al Maghrib 

La Maison du Maroc dont on voit le portail d’entrée est la vigie Est de la Cité internationale universitaire. Elle est face au stade Charlety et à l’angle de l’avenue Pierre de Coubertin et au 1 du boulevard Jourdin. Deux prestigieux voisins : à sa droite et à sa gauche, la Maison de l’Inde et la Maison du Brésil. Cette prestigieuse Maison communément appelée Dar Al Maghrib fut inauguré en 1953 grâce au financement de l’Etat marocain et à un mécène amoureux du Maroc, Jean Walter. (DR)
Cet ensemble est l’oeuvre de 4 architectes : Albert Laprade, Jean Vernon, Bruno Philippe et Jean Walter. Ils ont imaginé deux pavillons à l’architecture typique des années cinquante, avec son esthétique dépouillée. Ses façades sont lisses et régulièrement percées de fenêtres carrées. Photo © François Collombet
Maison du Maroc, entrée des résidents. Cette maison doit beaucoup à l’un de ses architectes, Albert Laprade. Il avait séjourné au Maroc durant cinq ans, au début de sa carrière, pour travailler sur les plans d’urbanisme de Casablanca. A la Cité internationale, il a également participé à la conception de la Fondation Abreu de Grancher et la Résidence Lucien Paye. Photo © François Collombet
Maison du Maroc, le Patio andalou. (DR)
Vue d’ensemble du patio amenage en 1982 dans l’aile basse en direction du pavillon Walter. Il donne a droite sur la bibliotheque a gauche sur la galerie de liaison. (DR)
Le salon marocain, qui a été conservé dans sa configuration d’origine avec des banquettes d’un design typiquement marocain. Il constitue un véritable joyau de l’artisanat national. (DR)

Quitter la Cité c’est abandonner un lieu à part. Cette étrange impression de laisser derrière soi un monde presque chimérique mais où tout pourrait être possible. Photo © François Collombet

françois Collombet Journaliste membre de

APE (Association de la Presse Etrangère) en tant que vice-président

AJP (Association des journalistes du Patrimoine (Au conseil d’administration)

APCIG (Association des journalistes gastronomie et vin) en tant que vice-président

http://www.amazed.blog http://www.dico-du-patrimoine.fr http://www.dico-du-vin.com

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