Grotte de Lascaux : cette incroyable découverte après 210 siècles de silence

Aujourd’hui, avec Lascaux IV, cette impression d’entrer dans la véritable grotte découverte en 1940

Lascaux IV est la plus complète reproduction de la plus célèbre grotte ornée du monde surnommée “chapelle Sixtine de la préhistoire”. La conception de cet ensemble est l’oeuvre de l’architecte norvégien Kjetil Thorsen. Il a réalisé un musée étonnant et détonnant (Centre International d’Art Pariétal) à Montignac, en Dordogne, à 500 m de la grotte originale. Photo © François Collombet

D’avoir vu le Lascaux original, cette réplique IV me bluffe !

Lascaux IV est une réplique incroyablement réelle d’un chef-d’oeuvre universel. Chaque paroi, chaque relief, chaque nuance de pigment a été reproduit avec un réalisme si saisissant qu’on a l’impression d’entrer dans la grotte originale. Lascaux IV est le premier fac-similé représentant l’intégralité de la grotte originale. On y retrouve le même enchaînement harmonieux des volumes et des relief jusqu’à suggérer les formes animales peintes à 500 m de là, il y a plus de 21 000 ans Toujours étonné que dans le Lascaux redécouvert en 1940, cette fine couche de calcite ait favorisé la remarquable conservation des œuvres jusqu’à nos jours !

Lascaux IV fête ses dix ans

On doit cet etonnante réalisation (Centre International d’Art Pariétal) à l’architecte norvégien Kjetil Thorsen*. Elle abrite la plus fidèle réplique de la grotte originale située tout à côté. Voyez comment cette oeuvre du XXIe siècle est une incision horizntale dans le paysage, d’un côté la forêt, de l’autre les champs et la vallée de la Vézère. C’est une expérience sensorielle et intime du temps qui nous attend à Lascaux IV dans la pénombre et l’atmosphère de la grotte admirablement reconstituée. En 2026, Lascaux IV fête ses dix ans. Et quelle réussite ! 400 000 visiteurs par an. Un seul mot, l’émerveillement ! L’émerveillement de découvrir dans les conditions mêmes de son environnement l’art paléolithique ; celui qui a chamboulé la vision des grands artistes du XXe siècle (Picasso, Miró, Klee, Kandinsky, Soulages). Oui, Lascaux est un dépositaire de notre humanité.

*L’architecte Kjetil Trædal Thorsen est le cofondateur de l’agence norvégienne Snøhetta. Celle-ci a travaillé à Lascaux IV sur le pavillon d’accueil du Centre International d’Art Pariétal. Snøhetta est notamment reconnue pour ses créations emblématiques, parmi lesquelles l’Opéra d’Oslo, la Bibliothèque d’Alexandrie ou encore le mémorial du 11 septembre à New York.

Salle des Taureaux à Lascaux IV

Première vision de Lascaux IV, cette salle des Taureaux qui ouvre le parcours est bluffante. Photo © François Collombet
Lascaux IV. Ici la lumière met en avant l’intensité des couleurs. Les hommes de Cro-Magnon se sont servis de l’oxyde de manganèse pour obtenir un noir très profond. Les couleurs ocres, tantôt jaunes, tantôt couleur rouille proviennent de l’oxyde de fer. Des matières broyées et mélangées à de la graisse animale, puis appliqués au doigt, à la sarbacane ou au crachis  Photo © François Collombet

Le choc face au Lascaux original, je le ressentis en 1977. J’eu la chance extraordinaire de visiter la grotte déjà interdite au public (depuis 1963) avec l’un de ses quatre découvreurs (on dit aussi inventeurs). Une des découvertes sans doute les plus impressionnantes que le XXe siècle eut connue ! Nous avions pris rendez-vous avec Jacques Marsal, l’autre Montagnicois du groupe (avec Marcel Ravidat). Mon ami Pierre-Dominique Parent*m’accompagnait, nous étions deux.

*Son père, Michel Parent fut successivement inspecteur des sites à Périgeux en 1941 puis inspecteur en 1945 ; inspecteur général en 1958 des sites et inspecteur général des Monuments historiques français en 1969. Ce passe-droit très exceptionnel, on le lui doit. Il nous permettait d’accéder à la grotte avec pour guide, l’un de ses quatre découvreurs, Jacques Marsal.

Rendez-vous à l’entrée de la grotte

Nous avions entrepris, l’été 1977, le tour du Périgord à vélo. Et ce matin très particulier, nous quittions Périgeux suffisamment tôt, pour être à l’heure devant l’entrée du site (fermée au public). Il était là, ce Jacques Marsal*, jeune quinquagénaire, 37 ans après avoir été l’un des premiers à s’introduire dans la grotte de Lascaux. Il avait alors 15 ans. Quelques mots de sa découverte (sans doute répétés ad nauseam), ouverture très émouvante de la porte, passage dans le sas d’hygiène et muni d’une simple torche électrique, nous commencions une plongée inoubliable au sein de cette incroyable faune. Au début, l’oeil doit s’habituer dans la pénombre pour capter par intermitence ce décor fait de traits et de couleurs venu du fin fond de la préhistoire.

*Jacques Marsal fut le guide officiel de Lascaux dès l’ouverture au public en 1948 et durant une quinzaine d’années jusqu’à sa fermeture en 1963 pour la protéger de la dégradation due au dioxide de carbone. Il est resté comme agent technique des Monuments historiques de 1964 à 1989 en tant que gardien des lieux. Au fil du temps, il était devenu “Monsieur Lascaux”. Il est mort en 1989, il avait 63 ans. Il fut l’ami de Joséphine Baker.

Jacques Marsal est ce garçon de 15 ans à la pipe. Avec ses deux autres camarades, Marcel Ravidat et à droite, Georges Agniel appelé le parisien (Les inventeurs), ils assurèrent une surveillance permanente et implantèrent leur campement à proximité immédiate de l’entrée de la grotte. Ici, ils sont en compagnie de l’abbé Henri Breuil, surnommé le Pape de la préhistoire. Il a été l’un des premiers spécialistes à visiter Lascaux dès le 21 septembre 1940 et à authentifier puis à le décrire sommairement. Ses premiers relevés datent de la fin de l’année 1940. (Photo DR)

L’impressionnante vision de ces immenses aurochs dominant les troupeaux

C’était tout un monde qui surgissaient devant nous comme par magie, immensément grossis dans la semi-obscurité que percait le trait de lumière projeté par Jacques. Lui se jouait comme un chamane à les faire bouger, ces chevaux, ces bisons, ces aurochs, ces cerfs. Oui, ce matin -là, nous aurions pu jurer qu’ils s’animaient vraiment sous nos yeux. Alors, comment ne pas être sous le choc de cette salle des Taureaux ? Voir se dessiner sous l’effet d’une lumière hésitante, ces immenses aurochs dominant des troupeaux de dizaines d’animaux. Ne semblaient-ils pas se superposer les uns aux autres, caracolant et gambadant en harmonie ?

Le Grand Taureau noir, une oeuvre monumentale de la grotte

Lascaux IV. Le Grand Taureau noir
Panneau du Grand Taureau noir, paroi gauche, Diverticule axial. Il mesure 3,50 m de long et est accompagné de vaches rouges et d’aurochs. Les contours ont été tracés au pinceau tandis que les pigments ont été pulvérisés pour donner un rendu réaliste. C’est l’une des plus grandes figures animales connues de l’art pariétal. Photo © François Collombet
Difficile d’imaginer comme colé au Grand Taureau noir, un véritable troupeau qui se superpose à l’animal.

Gros plant d’un des aurochs de Lascaux

Gros plan d’un des Aurochs représentés dans la grotte de Lascaux (une espèce disparue de bovidé, ancêtre des races actuelles de bovins domestiques). Dans les antérieurs et sous la ligne ventrale de l’auroch se trouvent deux silhouettes de bovinés, de couleur rouge. Photo © François Collombet

Le cheval renversé

Lascaux IV. Le cheval renversé.sur la paroi gauche, Diverticule axial. Il se trouve tout au fond du Diverticule Axial et a la particularité d’être représenté sur une paroi arrondie. On ne peut donc pas le voir en entier d’un coup d’oeil, et son auteur non plus au moment où il l’a peint ! Ses naseaux dilatés et ses oreilles en arrière laissent penser qu’il serait effrayé par une chute. Photo © François Collombet

Le grand cheval rouge et noir

Lascaux IV. Le grand cheval rouge et noir. Panneau du Grand Taureau noir, paroi gauche, Diverticule axial dans la salle des Taureaux. C’est sans doute le cheval parmi les mieux achevés de la grotte. Sa robe bichrome se compose de pigments noirs et rouges imbriqués. Les membres antérieurs semblent fléchir comme si l’animal était en passe de tomber. Photo © François Collombet

Après notre passage, 48 h nécessaires pour que la grotte retrouve son atmosphère

Combien de temps sommes nous restés fascinés par cet hallucinant spectacle ? Jacques su nous ramener à la réalité. 45 minutes, une heures peut-être à l’intérieur ? Sans doute beaucoup trop avant que la grotte puisse retrouver son équilibre. 48 heures nous précisa-t-il pour qu’elle régérère son atmosphère froid, sombre, silencieux (un silence étouffé, dû à l’absorption sonore par les parois calcaires) et stable*. Tout ici est aussi très sensibles aux variations de température et à l’humidité. Les crises climatiques de 1963 et 2001 ont montré que le moindre déséquilibre peut provoquer des dégradations rapides. De plus, Lascaux est un milieu hyper-humide, proche de la saturation.

*Cette ambiance est reproduite dans Lascaux IV pour donner au visiteur une sensation fidèle de la grotte originale.

En 1963, André Malraux ferme la grotte au public

En 1963, André Malraux alors ministre des affaires culturelles fermait Lascaux. C’était presque trop tard. Dès l’ouverture de la grotte au public en 1948, rien ne put neutraliser la respiration des 1 200 visiteurs quotidiens générant du CO₂ et de l’humidité. De graves onséquences suivirent avec notamment l’apparition d’algues vertes en 1955, puis de moisissures blanches en 1960.

André Malraux, ministre des affaires culturelles décidait en 1963, de la fermeture au public de la grotte de Lascaux, déclarée « malade », les représentations étant menacées. (Photo DR)

La grotte de Lascaux, une cache d’armes selon André Malraux !

Curieux d’imaginer qu’André Malraux résistant sous le pseudonyme de colonel Berger au début de 1944 puisse affirmer que des maquisards avaient caché des armes dans la grotte de Lascaux. Cette précision, il l’apporte d’une manière romancée dans ses « Antimémoires », publiées en 1967. Il dit avoir vu dans la salle des Taureaux, des mitrailleuses sur leurs trépieds et des piles de bazookas au fond du puits.

Ils étaient quatre accompagnés de leur inséparable chien Robot lors de cette fin d’été 1940. Quatre adolescents à peine aventuriers. Marcel Ravidat, l’intrépide, le robuste. Il a 18 ans, est apprenti mécanicien. On le surnomme le Bagnard. Il sera le leader du groupe et plus tard un résistant après avoir rejoint le maquis (FTP : Franc Tireur et Partisan, d’obédience communiste). On le surnommera Jacquou le Croquant. Il va continuer le combat en Allemagne jusqu’à la fin de la guerre. A son retour, il participe aux travaux de la grotte, en devient le guide puis quand elle ferme, il se retrouve au chômage. Il retrouve alors son mêtier de maçon. Beaucoup le considèrent comme le véritable inventeur de Lascaux*. N’a-t-il pas avant les autres repéré cette curieuse excavation qu’il connaît déjà due à la chute d’un arbre sur un terrain détenu par la famille Rochefoucauld-Montbel. Son chien Robot poursuivant un lapin s’y engrouffe. Sans doute pour le retrouver, tombe-t-il sur un second orifice. Il mesure à peu pès 20 cm de diamètre. Par précaution, il y jette une pierre qui roule un temps assez long indiquant la profondeur. Pas de doute, il y a quelque chose ! Pour lui, le trou communique avec une vaste cavité. Comme cela se situe à 500 mètres du château de Lascaux, il pense qu’il s’agit de la sortie d’un souterrain. Pour en être sûr, il prendra le risque de s’y glisser. Il va progresser difficilement jusqu’à une grande salle dont il voit tout de suite l’importance n’ayant pour éclairage qu’une boîte d’allumettes.

*Lascaux (ou « Las Coutz », « La Coux »), nom féminin dérivé de l’ancien occitan cous ou cos, qui désigne un endroit pierreux.

Marcel Ravidat, en leader, rameute ses copains

A son retour, Il rameute les copains qu’il croise. Il y a Jacques Marsal, Montignacois lui aussi (15 ans). Plus tard, il sera réfractaire au STO, et emprisonné. Georges Agniel, c’est le frêle blondinet de 17 ans originaire de de la région parisienne venu passer ses vacances chez sa grand-mère. Il repartira 15 jours plus tard pour la rentrée scolaire. Petit malin, il saura se manifester pour « sauvegarder [ses] intérêts dans l’exploitation de la grotte » et sera décoré de l’ordre du Mérite en 1991. Et puis, il ya le très jeune Simon Coencas (13 ans). C’est un réfugié. Il est arrivé là au hazard de l’exode. Il est juif. Sa famille sera rafflée, déportée et exterminée à Auschwitz. Trop jeune, il échappera avec sa soeur à la déportation. Il sera lui aussi décoré de l’ordre du Mérite et fait officier des Arts et des Lettres en 2011. Il est le dernier survivant des quatre (mort en 2020). Toute sa vie fut marquée par cette découverte. Il disait : “j’avais la forme de la grotte dans la tête… même aujourd’hui je la dessinerai presque”. Présent à l’inauguration de Lascaux IV, bouleversé il ne pourra dire qu’une chose : “j’y suis”.

Pour seul équipement, un couteau, une lampe Pigeon et une lampe à pétrole bricolée

Ces quatre là furent les premiers depuis 21 000 ans (période magdalénienne du Paléolithique supérieur) à se glisser dans cette excavation menant à la grotte. Au départ, ce n’était qu’une banale chasse au trésor. Et quel trésor ! Une allucinante vision les attendait*. Dans cette grotte de Lascaux de 540 m², à la lumière chancelante d’une lampe Pigeon d’emprunt et d’une lampe à pétrole bricolée, ils vont en explorer toute sa longueur. Heureusement, la grotte de Lascaux est relativement petite (seulement 250 m de galeries et 30 m de dénivelé). La bande des quatre a pu ce jour là entrapercevoir quelques unes des 680 fresques, et pas moins de 1500 gravures classées aujourd’hui au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce sont ces enfants qui, à Montignac dans le Périgord, seront les premiers à ouvrir au monde les portes de cette chapelle Sixtine de la Préhistoire.

* “Quelle surprise alors d’apercevoir sur les parois du roc une immense chevauchée d’animaux fantastiques” diront-ils à l’instituteur Léon Laval. «Je les vois encore, au soir de leur merveilleuse et longue aventure, rentrant en triomphateurs à Montignac, racontant leur exploit, accostant sur la place Rafarin leur ancien instituteur Laval, avec lequel je devisais » racontera en janvier 1946, l’abbé Marquay, curé de Montignac.

Le cerf noir

Lascaux IV. Le Cerf noir Panneau des Chevaux chinois, paroi droite, Diverticule axial. On pense qu’il est en train de bramer, c’est en tout cas ce que suggèrent la disposition en arrière de ses  bois et la présence d’un nuage rouge autour de la bouche évoquant un souffle. Remarquez aussi ce rectangle simple suivi par une ligne de points.  Parmi ces motifs, les signes quadrangulaires sont particulièrement singuliers. Très rares en France, ils ne sont connus qu’à Lascaux et dans la grotte de Gabillou. Photo © François Collombet

Frise des Petits Cerfs

Lascaux IV. Frise des Petits Cerfs entre le premier grand taureau et le deuxième. Panneau de la Licorne, paroi gauche, salle des Taureaux. Photo © François Collombet

Etaient-ils les premiers ?

Ce même abbé Marquay curé de Montignac rapportait une légende : « Mon paroissien, M. Antoine Dezon, rédigea fidèlement les souvenirs qu’il tenait de sa grand-mère, laquelle avait connu dans sa jeunesse les survivants de la “Grande Révolution”. Entre autres détails, elle affirmait que, sous la Terreur, l’abbé Labrousse se cachait « dans la grotte de Lascaux ».  Le château et le domaine de Lascaux appartenaient à la famille de l’abbé Labrousse. Cette histoire est rapportée dans le livre de Brigitte et Gilles Delluc “Lascaux, les dix premières années sous la plume des témoins”. In: Gallia préhistoire. Suppléments, supplément 12, 1979. Lascaux inconnu.

Septembre/octobre 1940, tranchée d’accès à la grotte de Lascaux. Juste un toit de genévriers et un étroit passage pour canaliser déjà, les nombreux visiteurs qui affluaient. (Photo DR)
Entrée de la grotte de Lascaux en octobre 1940. L’entrée exigüe initiale a été élargie.
De gauche à droite : Léon Laval (l’instituteur),* Marcel Ravidat et Jacques Marsal (deux des quatre adolescents ayant découvert la grotte). A droite, l’abbé Henri Breuil (préhistorien qui a authentifié la découverte).
*Léon Laval est l’ancien instituteur de Montignac. C’est un homme très érudit qui joua également un rôle essentiel dans cette découverte, Il pénètre dans la grotte le 17 septembre pour la première fois. ll sera le dépositaire de la clé donnant accès à la grotte et en deviendra le premier conservateur. (Photo DR)

Un secret vite éventé : d’abord l’instituteur Léon Laval puis, le pape de la préhistoire, l’abbé Henri Breuil

Les 4 garçons ont maintenant fini d’explorer la grotte. Sans doute vont-ils essayer de garder le secret quelques jours. Mais la nouvelle se répand. Très rapidement des visiteurs commencent à affluer. Marcel Ravidat et Jacques Marsal ont alors une autre préoccupation : tirer profit de leur découverte. Le tarif est fixé à 2 fr par visite et par personne (30 centimes d’euros). Une buvette est même installée à l’entrée de la grotte l’été suivant. L’ancien instituteur, Léon Laval est enfin prévenu. Il est d’abord méfiant. Il va descendre péniblement (le trou est encore mal dégagé). Il comprend très vite l’extraordinaire importance de la découverte. Son but est maintenant de prévenir le “pape” de la préhistoire, l’abbé Henri Breuil alors réfugié dans la région (en zone libre). On est en 1940, quelques mois après l’armistice.

En 1986, les inventeurs (les découvreurs) sont réunis pour la première fois depuis 1940 devant la porte menant à la vraie grotte. Ils ont été réunis par Thierry Félix, préhistorien et premier guide de Lascaux. C’est à partir du témoignage direct et de la caution des inventeurs de Lascaux, Georges Agniel, Simon Coencas, Jacques Marsal et Marcel Ravidat que Thierry Félix, le scénariste, et Philippe Bigotto, le dessinateur, ont entrepris de raconter la grande histoire de Lascaux.(Photo DR)

L’abbé sera sur place dès le 20 ou le 22 septembre. Ce grand spécialiste de la préhistoire est enthousiaste. Il s’exclame : ” C’est presque trop beau ” et annonce très vite au monde l’existence de cette nouvelle ” chapelle Sixtine “. Il est le premier à authentifier Lascaux et à la décrire sommairement. Il entreprend quelques relevés dès la fin de l’année 1940 et passe plusieurs semaines sur place pour étudier les œuvres qu’il attribue au Périgordien. En fait, deux analyses récentes permettent de dater la grotte de 21 000 avant J.-C., à la charnière du Solutréen supérieur et du Badegoulien, deux périodes du Paléolithique supérieur. Dans la foulée, le classement aux monuments historiques est officialisé. Et, dès 1948, la grotte est ouverte au public.

Le paléontologue et préhistorien, Henri Breuil (bras gauche levé) montre le 29 octobre 1940, au comte Napoléon Henri Begouën, préhistorien, le panneau des aurochs dans la salle des Taureaux. Assis devant eux, les découvreurs, Jacques Marsal et Marcel Ravidat. L’abbé Breuil fut le premier archéologue à étudier la grotte et ses peintures rupestres qui constituent un des ensembles d’art préhistoriques les plus riches et les mieux conservés d’Europe. (Photo DR).

L’une des plus iconiques peintures de Lascaux, “la licorne”

Alors que l’abbé Henri Breuil visite la salle des Taureaux en octobre 1940, il tombe en arrêt devant cet étrange animal situé à l’entrée de la grotte, entre les aurochs et les chevaux. Il le surnomme aussitôt « La licorne » en raison de la forme singulière de ses cornes. Cette représentation intrigue encore aujourd’hui chercheurs et visiteurs. Selon certaines interprétations, on a pu voir dans cette licorne (à deux cornes, qui plus est), un lynx, un rhinocéros, une antilope du Tibet… Un animal imaginaire ou composite.(Photo DR).

Panneau de la “La licorne” représentée à Lascaux II (salle des Taureaux)

Représentation du panneau de la Licorne à Lascaux II, dans la salle des Taureaux. Cet incroyable ensemble regroupe 130 figures dont 36 représentations animales réparties sur deux panneaux. Celui de la paroi de gauche, appelé panneau de la Licorne, et celui de la paroi de droite, panneau de l’Ours noir. Photo © François Collombet

Vache rouge à tête noire

Lascaux IV. Vache à la collerette ou Vache rouge à tête noire. Panneau des Vaches rouges, paroi gauche, À l’entrée du diverticule axial. C’est l’une des figures les plus connues de Lascaux. Elle est aussi appelée “la vache de la découverte”, car c’est la première figure remarquée par les inventeurs. Photo © François Collombet

Plan de la grotte de Lascaux (Encyclopædia Universalis)

Plan de la grotte de Lascaux (seulement 250 m de galeries et 30 m de dénivelé). Les gravures sont mentionnées en italique, les peintures en romain. © Encyclopædia Universalis France.

Comment se repérer dans la grotte de Lascaux ?

La grotte de Lascaux est relativement petite : le réseau des galeries n’excède pas 250 mètres de long, sur 30 m de dénivelé. La partie décorée correspond à un réseau supérieur. L’endroit a été subdivisé en zones baptisées par l’Abbé Breuil. Ainsi, le découpage de la grotte s’effectue selon sept secteurs ornés : la salle des Taureaux, le Diverticule axial, le Passage, la Nef, le cabinet des Félins, l’Abside et le Puits.

Les 7 secteurs de la grotte

1/ Première salle, la salle des Taureaux ou Rotonde. Elle est longue de 17 m, large de 6 m et haute de 7 m. Elle se prolonge par 2/ le Diverticule axial, une galerie plus étroite de même direction, à peu près de même longueur. 3/ Le Passage. Depuis la salle des Taureaux, à droite du Diverticule axial, on accède au Passage, une galerie d’environ 15 m. 4/ La Nef. Dans le prolongement du Passage s’ouvre la Nef, un couloir plus élevé long de 20 m. La Nef elle-même se poursuit par une partie non décorée, 5/ suit le Diverticule des Félins (ou cabinet des Félins), étroit couloir de 20 m. 6/ Vient l’Abside, ensuite, une salle ronde, s’ouvrant vers l’ouest à la jonction entre le Passage et la Nef. Enfin, 7/ le Puits s’ouvre au fond de l’Abside.

Entrée grotte de Lascaux fermée au public depuis 1963. L’afflux massif des visiteurs pendant 15 ans a totalement déséquilibré l’atmosphère fragile de la cavité. Le dioxyde de carbone, l’humidité et la lumière artificielle provoquant une prolifération d’algues menaçant les peintures. (Photo DR)

Si la grotte de Lascaux a aujourd’hui atteint un état de relative stabilité, celle-ci n’en demeure pas moins fragile. La “sanctuarisation” de la colline de Lascaux en accord avec la commune de Montignac et le Conseil général de la Dordogne a fait beaucoup pour cette stabilité (plus aucune voiture à proximité). “Le milieu est humide, mais il est aussi extrêmement fragile et hyper sensible à la présence humaine. Heure par heure, le taux d’humidité, le gaz carbonique, la pression atmosphérique et les températures de la roche et de l’air sont enregistrés, surveillés. Pour les températures, c’est au centième de degrés près” précise Sandrine Géraud, technicienne de recherche de la Drac Nouvelle-Aquitaine, et très active dans le domaine de la conservation et de la restauration du patrimoine préhistorique.

L’une des seules personnes à descendre dans la grotte

Sandrine Géraud, à chaque descente dans la grotte est éblouie. Elle l’est notamment par les couleurs de la salle des Taureaux. Elle les décrit ainsi : “comme si ça avait été peint hier : le noir est noir charbon, le rouge est rouge sang, et le jaune, c’est un jaune soleil“. Les taureaux, d’une taille de cinq à six mètres, dominent totalement la salle. “Il y a un côté magique, et puis un sentiment d’humilité aussi.”

Lascaux IV est le premier fac-similé représentant l’intégralité de la grotte originale au sein du Centre International de l’Art Pariétal (ouvert en 2016), à Montignac en Dordogne. Mais que s’est-il passé pendant 53 ans depuis la fermeture de la grotte au public en 1963 ? Et comment a-t-on pu permettre au public de continuer à découvrir Lascaux sans mettre en danger l’original, un original classé aujourd’hui au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. L’idée d’un fac-similé est née à ce moment là. On laissait ainsi La grotte originale vivre sa vie de recluse en tant que laboratoire scientifique consacré à l’étude et à la conservation des grottes ornées.

Lascaux décliné en 3 versions

Pour le public, il y eut alors Lascaux II, Lascaux III* et enfin, inauguré il y a 10 ans en 2016, Lascaux IV. Alors, quelle différence entre Lascaux II et Lascaux IV ? Lascaux II est un fac-similé partiel, centré sur deux galeries emblématiques, tandis que Lascaux IV propose une reproduction intégrale de la grotte.

*Lascaux III depuis 2012 est le fac-similé nomade qui permet de transmettre à travers le monde la connaissance de Lascaux. Une partie de la grotte a été recréée autour d’un jeu unique de cinq répliques exactes de la Nef et du Puits. Cette exposition présente Lascaux dans toute sa complexité (anthropologique, ethnologique et esthétique).

En 1983, Premier fac-similé avec Lascaux II

L’implantation de Lascaux II en Dordogne est décidée à environ 200 mètres de la grotte originale, dans une ancienne carrière. Photo © François Collombet

Lascaux II, un projet mené par l’artiste peintre Monique Peytral sous la direction du préhistorien André Leroi-Gourhan

Devant une grotte fragilisée par un afflux massif de visiteurs dès son ouverture au public en 1948, il fallut pour la protéger, la fermer quinze plus tard. Est née alors l’idée d’un fac-similé de la grotte. Réaliser une reproduction aussi fidèle que possible pour restituer l’émotion et la puissance artistique des œuvres originales. Ce projet est conduit par l’artiste peintre Monique Peytral. Ce fut un titanesque travail avec à ses côtés les sculpteurs Bernard Augst et Pierre Weber. Le tout se fit sous la direction scientifique de préhistoriens, dont le professeur André Leroi-Gourhan, figure majeure de la recherche en préhistoire.

Sous ce petit bois, la vraie grotte de Lascaux (à 10 et jusqu’à 24 m de profondeur).

 Voici l’environnement authentique de la grotte. Depuis la sanctuarisation de la colline en 2014, la fréquentation du lieu est limitée, ce qui lui confère un cadre intimiste et préservé. Photo © François Collombet

Une prouesse technologique

L’implantation de Lascaux II en Dordogne est décidée sur la même colline et à environ 200 mètres de la grotte originale, sur les lieux d’une ancienne carrière. Le site est enfoui dans le sol. Mais quelle prouesse technologique ! Seule une grande rigueur scientifique et artistique, a permis de recréer l’atmosphère de la cavité originale : coques en ferro-ciment, structure bâtie à l’image des constructions navales, reliefs restitués dans les moindres détails, peintures polychromes exécutées comme l’ont fait les artistes de la préhistoire avec des colorants naturels. Ainsi, les galeries emblématiques de Lascaux, la Salle des Taureaux et le Diverticule Axial, y ont été reproduites, du sol à la voûte, avec une précision impressionnante dans la restitution des gestes des artistes de la Préhistoire. Depuis son ouverture, près de 10 millions de visiteurs sont entrés dans Lascaux II.

Lascaux II à la lueur des flambeaux

Lascaux II. La célèbre peinture de la Vache rouge à la tête noir. Cette visite à la lueur du flambeau se veut être fidèle aux conditions de la découverte de la grotte originale. C’est d’ailleurs la première peinture qu’appercurent les jeunes inventeurs en 1940. Photo © François Collombet
Lascaux II. Salle des Taureaux, paroi gauche. Lors de la visite, on se laisse transporter dans une expérience immersive et sensorielle, plongé dans l’obscurité, la fraîcheur, l’humidité et l’effluves souterraines. Photo © François Collombet

Lascaux IV fête ses dix ans mais est résolument tourné vers l’avenir. Difficile d’imaginer le défi que représenta la création de ce fac-similé intégral de la grotte de Lascaux. Il fallut deux ans et demi de travaux, pour que le Centre international de l’art pariétal* voit le jour au pied de la colline qui abrite la grotte ; deux ans et demi d’un énorme chantier pour qu’architectes, artistes et experts donnent vie à ce musée si détonnant qui se profile et se fond dans les paysages de la vallée de la Vézère.

*Dont le pavillon d’accueil a été conçu par Snøhetta, une agence norvégienne d’architecture. Une oeuvre qui dans sa totalité, accumule 15 000 m² de béton architectonique.

Lascaux IV, Cette architecture futuriste montre qu’il est possible de rendre accessible un chef-d’oeuvre universel tout en préservant son mystère, sa puissance et sa portée symbolique. C’est aussi un lieu bâti pour témoigner auprès des générations à venir. Photo © François Collombet
Un bâtiment semi-enterré dans une colline en pente douce avec une toiture végétalisée. Semi-enterré car impossible de l’enterrer davantage à cause du sol faiblement porteur, avec des sources et une terre argileuse. Photo © François Collombet

 Comprendre de manière interactive l’art pariétal

Le Centre international d’art pariétal de Lascaux a été conçu semi-enterré dans une colline en pente douce avec une toiture végétalisée (accessible). C’est un ensemble réparti sur deux niveaux avec le fac-sililé de la grotte qui constitue la pièce maîtresse du musée ; un patio minéral et longiligne, et des espaces d’exposition comme la salle de l’Atelier détaillant notamment des fragments de la grotte (Voir plus bas). L’intérieur du fac-similé a été reproduit à partir de relevés 3D avec les techniques de l’art de l’Atelier des Fac-Similés du Périgord. A l’intérieur, l’atmosphère est celle d’une véritable grotte. Il fait humide et sombre, les sons sont assourdis.

La Faille : le Centre International de l’Art Pariétal propose différents espaces et salles d’expositions pour une immersion complète dans l’ère préhistorique. L’accès peut se faire par cette Faille, ce patio minéral et longiligne, En plus de la grotte, le Centre met à la disposition des visiteurs, la salle de l’Atelier et ses 8 maquettes, le théâtre de l’art pariétal et un cinéma en 3D . Photo © François Collombet

De cet atelier des Fac-Similés du Périgord est née à la perfection, l’empreinte de Lascaux

Oui, ce fut un chantier d’envergure, un projet architectural audacieux, et des mois de travail au sein de l’Atelier des Fac-similés du Périgord* (à Montignac-Lascaux). Car ici, chaque paroi, chaque relief, chaque nuance de pigment a été reproduit avec un réalisme si saisissant qu’on a l’impression d’entrer dans la grotte originale. 36 personnes (artistes, peintres, techniciens) furent nécessaire pour mener à bien ce chantier colossal (reconstitution de 1500 peintures et 53 parois pour une grotte de 3500 m²). Une fidélité totale à l’oeuvre originale. Les figures placées strictement aux mêmes endroits, sans aucune interprétation pour redonner vie à une oeuvre vieille de 21 000 ans. C’était le défi. Si Lascaux devait être une couleur, aime à dire Mathilde Vignaud, ce serait l’ocre rouge de la salle des Taureaux, dont l’intensité des pigments éclate sur la calcite.

*L’Atelier des Fac-Similés du Périgord crée et reproduit tout type d’éléments du patrimoine culturel.

Mathilde Vignaud anime l’Atelier des Fac-Similés du Périgord, un atelier presque unique au monde. Elle se tient devant l’une des plus émouvantes scènes de Lascaux, La frise des Cerfs nageant (paroi droite de la Nef), que l’atelier a reproduite. Photo © François Collombet

L’émotion de reproduire une scène si intimement fidèle

La frise des cerfs nageant : une seule frise de cinq cerfs tous tournés vers le fond de la galerie. Les quatre premiers ont été dessinés en noir, au dioxyde de manganèse et à l’ocre. Ils semblent flotter sur la paroi. Une vraie beauté énigmatique ! Antoine Ullmann directeur de la revue Dada qui a consacré un numéro entier à la grotte dira : “la finesse du trait, la façon dont ils émergent de la paroi, créant une proximité directe avec un geste artistique ancestral, vieux de 20 000 ans. Ces simples traits condensent pour moi l’émotion et la volonté de laisser une trace”.

Comment Mathilde Vignaud et Thierry Laurent de l’Atelier des Fac-Similés du Périgord* ne pourraient pas être admiratifs devant ces artistes ? Ceux-là mêmes qui ont su créer et recréer des émotions à partir de technologies d’avant-garde pour reproduire des peintures vieilles de 21 000 ans.

*L’Atelier des Fac-Similés du Périgord (AFSP) est une filiale à 100 % de la Semitour, société chargée par le Conseil départemental de la Dordogne, son initiateur, de gérer huit sites culturels et quatre sites d’hébergement.

La salle de l’Atelier et ses 8 grandes pièces de fac-similés,

Pour admirer les principales oeuvres de la grotte, dans la salle de l’Atelier, l’AFSP a conçu un enduit minéral breveté : le “voile de la pierre”. Il restitue à l’identique l’aspect des parois calcaires. Elles ont été patinées et peintes pour retrouver cette texture façonnée par des millénaires.

8 grandes pièces de fac-similé

Sont exposées les principales œuvres de la grotte : « les Deux Bisons Adossés », « la Grande Vache Noire », « le Panneau de l’Empreinte », « l’Abside », « la Scène du Puits », « le Diverticule Axial », « le Cheval Renversé » et « la Salle des Taureaux ». En réalité augmentée, on accède ainsi à des informations sur les différentes représentations, techniques et interprétations.

Si Lascaux IV comprend un fac-similé physique de la grotte et un ensemble de supports numériques, il met aussi à la disposition des visiteurs des fac-similés mobiles, assurant la reproduction spécifique des peintures emblématiques de la grotte originale par panneau. Ici, dans la salle de l’Atelier. Photo © François Collombet
Le panneau des Bisons adossés (de la Nef)  suggère la profondeur. Ce diptyque associe deux aurochs mâles. Ils s’écartent l’un de l’autre, en symétrie. La séparation n’est pourtant pas totale car il y a superposition des contours respectifs à hauteur des croupes. Photo © François Collombet

Hugo est notre guide interprète à Lascaux IV pour découvrir cette incroyable réplique

Hugo est guide conférencier de Lascaux IV. On le suit. Il brandit un flambeau qui perce l’obscurité dès l’entrée de la réplique. Il fallait que la grotte soit exactement comme elle était lorsque les quatre gamins de Montignac l’ont découverte en 1940. Il y a donc que très peu de lumière, la même température, 13° l’hiver, 16° l’été et la même hydrométrie jusqu’à la même ambiance sonore. L’oeil s’habitue vite. Dès les premiers pas, c’est déjà la salle des Taureaux, la salle la plus spectaculaire de la grotte, immense fresque colorée où trônent taureaux, cerfs et autres chevaux et dans les mêmes proportions, dans les mêmes volumes que dans la grotte originelle.

Une reconstitution qui permet de revivre l’émotion de la découverte dans des conditions fidèlement recréées. Ainsi, l’entrée de la grotte. Elle est une réplique de celle qu’a pu franchir en septembre 1940 , en tout premier, Marcel Ravidat, l’un des 4 inventeurs de Lascaux. Photo © François Collombet

Pourquoi le seul homme figuré à Lascaux a-t-il une tête d’oiseau ?

Il figure sur la paroi du Puits, entre un bison et un rhinocéros. Il est universellement connu non seulement des préhistoriens mais par beaucoup de romanciers, de philosophes et d’historiens. Il est sans doute le personnage le plus célèbre de l’art paléolithique.

Hugo propose une explication à cette énigme, celle d’un homme au visage d’oiseau dont le sexe est en érection , mais qui s’effondre. Photo © François Collombet

L’Homme du Puits, la plus grande énigme de Lascaux

Georges Bataille (1897-1962) écrivain philosophe est, depuis son premier livre sur Lascaux en 1955, tout simplement fasciné par la fameuse peinture rupestre de Lascaux baptisée “l’homme du puits”. En 1961 dans l’un de ses derniers livres : Les Larmes d’Éros, il cherche à comprendre cette scène vieille de plus de 21 000 ans tracée en noir sur la paroi de la grotte. Il tente d’y décrypter les relations obscures entre la mort et l’érotisme.

L’homme de Lascaux expierait-il, en mourant, le meurtre du bison ? Photo © François Collombet

Apéritif et soirée Art Pariétal et gastronomie au coeur de Lascaux IV

Non ce ne sera pas le menu paléo-gourmand du chef Pascal Lombard mais une savoureuse cuisine périgourdine.

Photo © François Collombet
Photo © François Collombet

Le rôle de la Semitour Périgord : pour renforcer la fréquentation touristique de ses sites et d’optimiser ses résultats économiques, le Conseil Départemental de la Dordogne a créé une Société d’Économie Mixte locale dédiée à la gestion touristique. Fondée en 1998, la Semitour Périgord se consacre à la valorisation et à la promotion du riche patrimoine culturel, naturel et touristique de la Dordogne notamment : Lascaux IV, Lascaux II mais également, la grotte du Grand Roc, les châteaux de Bourdeilles et Biron, le cloître de Cadouin, etc. Son directeur général est André Barbé.

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