Léonard de Vinci chez lui, au Clos Lucé (Amboise, vallée de la Loire)

Se rendre au Château du Clos Lucé à Amboise, ce voyage immersif au cœur des œuvres du plus grand génie de la Renaissance !

De ce château des bords de Loire loti dans la ville d’Amboise, ne vous attendez pas à de la magnificence. Non, mais il offre beaucoup plus. Il offre le pouvoir de l’imagination, celle de toucher au plus près à la vie et à l’oeuvre de Léonard de Vinci. Magie des lieux ! Oui, il est bien mort ici dans sa chambre du Clos Lucé, loin de sa Toscane natale.

Alors qu’on célébrait les 500 ans de sa disparition en 2019, le Clos Lucé est devenu le château le plus visité des châteaux de la Loire après Chambord et Chenonceau. Car, ici tout se veut sous le signe du peintre de la Joconde, universellement connu ; de cet architecte de génie qui toucha à tout (domaines civil, militaire, religieux jusqu’à l’éphémère) ; de cet urbaniste précurseur ; de ce mathématicien hors pair ; de cet inventeur-ingénieur qui sut créer des machines de demain… et, de ce vieil homme aux talents intacts qu’un tout jeune roi persuada de quitter l’Italie et Rome pour les bords de la Loire !

Au Clos Lucé, spectacle immersif dans la célèbre peinture de la Cène, chef d’œuvre de Léonard de Vinci qui se trouve sur la paroi nord du réfectoire du couvent dominicain de Sainte-Marie-des-Grâces à Milan ; une peinture murale à la détrempe (460 × 880 cm), réalisée de 1495 à 1498. Dans cette grande galerie qui vient d’être ouverte au public, sont numérisés et projetés sur les murs et le plafond, 17 chefs-d’œuvre peints de Léonard de Vinci en correspondance avec les dessins préparatoires. Ainsi, grâce à ce dispositif de projection immersive , une démultiplication graphique permet d’entrer dans le processus de création de Léonard de Vinci, du dessin à la peinture. Impressionnant ! (Photo FC)

Le Château du Clos Lucé, 800 ans d’Histoire dont 3 années transcendées par la présence de Léonard de Vinci

Entrée du Clos Lucé. A gauche l’oratoire en pierre de tuffeau élevé en 1492, pour la très pieuse reine Anne de Bretagne, véritable joyau d’architecture gothique (Photo FC)
Au Clos Lucé, la chambre de Léonard de Vinci (au premier étage) donne sur le Jardin à l’italienne du château. Autour d’un bassin, des pins centenaires, des cyprès d’Italie, des ifs et parmi les fleurs, la célèbre rose Mona Lisa (Photo FC))
De la fenêtre de sa chambre du Clos Lucé, Léonard de Vinci pouvait voir le château d’Amboise distant d’environ 500 m. En surplomb des remparts, la chapelle Saint-Hubert élevée à la demande de Charles VIII, chef d’œuvre du gothique flamboyant (le décor sculpté date de 1495-1496). Se doutait-il alors qu’il avait sous les yeux, sa chapelle funéraire qui abritera ses restes présumés ? (Photo FC)
Le Clos Lucé dans le jardin de Léonard (en contrebas du château) donne vie aux dessins botaniques, aux études géologiques et hydrodynamiques et aux paysages de Léonard de Vinci (Photo FC)

Le génie et le jeune roi

Le Clos Lucé est le château issu de l’amitié entre François 1er, l’un des plus puissants monarques de son temps, et Léonard de Vinci, le plus grand artiste de la Renaissance. Après des années d’errance, Léonard de Vinci arrive à Amboise en 1516. Il a 64 ans. II est accompagné de quelques élèves (ses préférés)* et de son serviteur, Battista de Vilanis âgé de 24 ans. François 1er l’avait rencontré, peu après la bataille de Marignan en 1515, à Bologne, en présence du pape Léon X. II fut immédiatement séduit par cet immense artiste et ce savant visionnaire. Mais qu’est-ce qui poussa un tel génie à quitter Rome pour les bords de la Loire ?

*Et parmi eux, le très talentueux Francesco Melzi (1491-1570) qui héritera d’une partie des biens de son maître dont les précieux manuscrits.

La mystérieuse dame florentine à dos de mulet

Les 1000 écus d’or de pension annuelle que lui allouait le roi ne sont certainement pas la raison de sa venue. Ne serait-ce pas plutôt le charme de ce jeune et séduisant monarque (il mesurait près de deux mètres), épris de grands projets architecturaux, qui opéra ? L’Italie le délaissait. Il était pourtant le protégé de Julien de Médicis, frère du pape. Mais tous les regards se portaient déjà sur deux gloires montantes, Raphaël et Michel-Ange. Et puis, la cour du jeune souverain à Amboise vivait à l’heure italienne. On y rencontrait Dominique de Cortone, dit Le Boccador, Fra Giocondo, Dom Pacello et plus tard Le Primatice ou Benvenuto Cellini.

« Ici Léonard, tu seras libre de rêver, de penser et de travailler » François 1er.

À Amboise, il est accueilli par le roi, au côté de sa mère, Louise de Savoie. François 1er fut, dit-on, très ému et le serra dans ses bras. Il le nomme aussitôt « premier peintre, premier ingénieur et premier architecte du roi ». Il lui avait réservé Le Cloux (devenu le Clos Lucé), un manoir plein de charme à quelques enjambées de son château d’Amboise. D’Italie, Léonard de Vinci n’avait apporté que trois toiles, ses préférées. Elles furent placées dans des sacoches de cuir et transportées à dos de mulet jusqu’à Amboise. Parmi ces tableaux*, une mystérieuse dame florentine, connue aujourd’hui pour être La Joconde. Il y avait là, dira Antonio de Béatis, le secrétaire du Cardinal d’Aragon, le tableau d’une dame de Florence, peinte au naturel, sur ordre de feu Julien de Médicis. Elle sera acquise par François Ier à la mort du peintre.

*Dont le Saint Jean-Baptiste et la Sainte Anne.

L’atelier reconstitué de Léonard de Vinci au Clos Lucé. Il est situé au rez-de-chaussée du château et s’étend sur 3 pièces aux fenêtres à cives avec fresques murales originelles repeintes en utilisant des pigments employés à la Renaissance. Le mobilier a été fabriqué sur les plans d’époque. Grâce à son Traité de la peinture, on a pu retrouver les pigments utilisés, sanguine, terre de sienne, lavis, ainsi que ses outils, pointe d’argent, pointe sèche. Tout se retrouve sur sa grande table de travail, avec compas, règle, trame de papier, plume d’oie, bougie, loupe, mappemonde… (Photo FC)

Un architecte de génie. Au Clos Lucé, Léonard de Vinci, quoique perclus de rhumatismes, est très actif : il peint peu, empêché par une paralysie du bras droit, mais dirige plutôt la main de ses élèves. Architecte de génie, il trace une esquisse de plan pour Chambord et, sans certitude, son escalier à double révolution*. II conçoit une sorte de château idéal, avec téléphonie, allée d’eau, embarcadère, portes se fermant seules. II prévoit même des maisons démontables pour Ia cour. Dans ses archives furent retrouvés des projets d’architecture pour le château de la reine mère à Romorantin, en Sologne

* Ce fameux escalier à double révolution devenant l’axe d’un château où l’on peut se croiser sans se rencontrer.

Dans la galerie Léonard de Vinci architecte, l’architecture religieuse. Il a beaucoup admiré la beauté des effets de symétrie. Avant lui, ces basiliques à plan centré ont inspiré les plus grands maîtres de la Renaissance tels que Brunelleschi, Alberti, Bramante ou Francesco di Giorgio (Photo FC)

Galerie Léonard de Vinci architecte. Ici, une salle multimédia est dédiée au Palais royal de Romorantin, le rêve inachevé de Léonard de Vinci dont la modélisation en 3D permet d’imaginer ce qu’il voulait réaliser. Ainsi, par un jeu vidéo immersif, il est possible de survoler cette cité idéale reconstruite en 3D. (Photo FC)

Un génial metteur en scène. C’est aussi un génial metteur en scène. Il étonne la cour par de féeriques illuminations et d’audacieux dessins d’engins volants. Ainsi cette féerie nocturne du 17 juin 1518 : transposant une partie des idées de mise en scène utilisées lors de la fête du Paradis, donnée en l’honneur du roi et de sa cour, il simule, dans la nuit et à ciel ouvert, la voûte céleste étoilée parcourue par le mouvement des astres. Pour une autre fête, n’avait-il pas monté un automate en forme de lion qui laissait échapper de sa gueule des fleurs de lys lorsqu’on frappait sur son poitrail ?

Le roi n’était pas là !

Cette année 1519, la Loire gela, et les glaces que charriait le fleuve emportèrent le pont d’Amboise. Contrairement à ce que dit la légende, ou comme peut le suggérer le tableau d’Ingres, François 1er, ne lui tint pas la tête pour recueillir son dernier souffle. II était alors au château de Saint-Germain-en-Laye pour célébrer la naissance de son deuxième fils, le futur Henri II*. Mais la nouvelle l’affecta. II pleura. On inhuma Léonard de Vinci selon ses dernières volontés dans la collégiale Saint-Florentin (détruite en 1807), dans l’enceinte du château d’Amboise. Sa dépouille fut, aussi à sa demande, escortée d’un cortège de mendiants.

*Henri II, deuxième fils de Claude de France et de François 1er est né le 31 mars 1519 à Saint-Germain-en-Laye soit un mois avant la mort de Léonard de Vinci.

La chambre de Léonard de Vinci au Clos Lucé où il s’éteignit à 67 ans, le 2 mai 1519. Elle est aujourd’hui meublée d’un lit à baldaquin sur lequel s’est endormit le chat de la maison (la tache blanche sur le bord du lit). C’est là qu’il rédige son testament le 23 avril 1519, léguant ses manuscrits, ses carnets de dessins et ses croquis à son disciple préféré, Francesco Melzi. A gauche du lit, une copie du fameux tableau d’Ingres : Léonard de Vinci représenté en vieillard rend son dernier soupir dans les bras du roi François 1er. Plusieurs personnages sont présents parmi lesquels le jeune homme à droite désemparé qui pourrait être le jeune élève de Léonard de Vinci, Francesco Melzi (Photo FC)

Nul être ne va au néant.

Léonard de Vinci s’éteignit à 67 ans en son manoir du Cloux, le 2 mai 1519. II avait reçu l’extrême onction. Son testament avait été rédigé. II donnait ses manuscrits et ses instruments à son élève préféré, Francesco Melzi, le dépositaire du testament. Un incroyable legs de près de 50 000 documents, carnets originaux dont les célèbres feuillets d’anatomie humaine – dont beaucoup étaient cryptés. Quant à ses biens et sa vigne, ils allèrent à ses serviteurs, son terrain à ses frères jusqu’à sa servante Mathurine* Qui ne fut pas oubliée. Il lui légua son manteau de beau drap noir garni de cuir.

*Mathurine était sa cuisinière et Léonard était végétarien. Pour lui, « sobriété, saine alimentation et bon sommeil maintiennent en bonne santé ».

Requiem (non) in pace.

Sa sépulture fut profanée et détruite pendant les guerres de religion. Lors de fouilles entreprises au milieu du XIXe siècle, on exhuma ses restes (présumés !) qui furent réinhumés en 1874 dans le transept droit de la chapelle Saint-Hubert. Mais pendant la Seconde Guerre mondiale, les autorités nazies voulurent restituer ses restes à l’Italie de Mussolini. Par bonheur, ils avaient été soustraits et cachés par un gardien du château. En 2010, des chercheurs italiens souhaitèrent exhumer ses restes pour procéder à une reconstruction faciale du peintre et découvrir si le portrait de Mona Lisa n’était pas tout simplement un autoportrait déguisé de Léonard de Vinci …

Dans ce spectacle immersif, résonnent les vers du poète Charles Baudelaire (Les Phares) :
Léonard de Vinci, miroir profond et sombre,
Où des anges charmants, avec un doux souris
Tout chargé de mystère, apparaissent à l’ombre
Des glaciers et des pins qui ferment leur pays.
Les Fleurs du mal (Photo FC)

Le Château du Clos Lucé avant Léonard de Vinci

Un manoir devenu résidence royale. Au Moyen Âge, le domaine appartient à la famille d’Amboise qui érige une première construction à l’emplacement de l’actuel demeure. Le domaine est ensuite cédé aux religieuses du monastère féminin relevant de l’Ordre cistercien de Moncé (à Limeray près d’Amboise). Ce manoir du Cloux*, de briques roses et de pierres blanches, a été bâti en 1477 pour Étienne Le Loup, maître d’hôtel de Louis XI (en fait un ancien marmiton, un tournebroche à la langue bien pendue qui avait été anobli par le roi). L’habitation se dote d’un mur d’enceinte, d’un pont-levis, de tours accolées à un chemin de ronde et d’un pigeonnier de 1000 boulins (ou nichoirs) signe de grande richesse (toujours visible dans le parc).

* II fut appelé le manoir du Cloux jusqu’au XVIIe siècle.

Elle y pleura ses enfants tous morts en bas âge.

L’oratoire d’Anne de Bretagne fut commandé par le roi Charles VIII pour son épouse, Anne de Bretagne. Il est décorée de quatre fresques peintes par les artistes de l’atelier de Léonard de Vinci. Au-dessus de la porte, la Vierge de lumière, “Virgo Lucis”, aurait donné son nom au Château : le Clos Lucé. (Photo FC)

Le Cloux fut ensuite acquis le 2 juillet 1490 par Charles VIII qui, fort amoureux de sa femme Anne de Bretagne, en fit un castel de plaisance, sorte de résidence d’été où ils venaient se reposer de l’agitation de la cour, siégeant alors, tout à côté, au château royal d’Amboise. Le roi avait fait élever en 1492, pour la reine, très pieuse, un oratoire (une chambre de Dieu) petit bijou d’art gothique. Elle y vint souvent accompagnée du petit Charles-Orland, le dauphin né en 1492 au destin tragique, puisqu’il allait mourir à 3 ans lors d’une épidémie de petite vérole. Puis, plus tard, pour pleurer ses trois autres enfants, tous morts en bas âge.

* Les quatre peintures murales de l’oratoire d’Anne de Bretagne encore visibles aujourd’hui furent peintes par des disciples de Léonard de Vinci

Le terrain de jeu du futur François 1er

Le manoir sera mis ensuite à disposition de Louise de Savoie et de ses deux jeunes enfants, l’intrépide duc d’Angoulême, futur François 1er et sa sœur aînée, Marguerite de Navarre. C’est dans une des chambres du Clos Lucé que celle-ci écrira une partie de son fameux recueil de nouvelles L ‘Heptaméron. François 1er, connaissait donc bien l’endroit puisque le Clos Lucé avait été son terrain de jeu. II jouait au ballon, au tir à l’arc et à la guerre avec des amis de son âge qui marqueront son règne, tels Robert de la Marck dit « Fleuranges » ou Anne de Montmorency. Frère et sœur reçoivent peintres, architectes, poètes, et font souffler sur les lieux, l’esprit de la Renaissance.

La chambre de Marguerite de Navarre. C’est au Clos Lucé que Marguerite de Navarre et son frère cadet, le futur François 1er, passent une partie de leur jeunesse sous la protection de leur mère, Louise de Savoie ; chambre au mobilier Renaissance et pavée de carreaux de terre cuite. Dans une vitrine au fond de la pièce, le portrait de Marguerite d’Angoulême enfant (Marguerite de Navarre est née Marguerite d’Angoulême) peint par François Clouet, peintre officiel du Roi. Est-ce dans cette chambre que lui vint cette vocation de femme de lettres ? Elle fut surnommée la « dixième des muses », notamment pour son recueil de nouvelles connu aujourd’hui sous le titre L’Heptaméron (Photo FC)
 la grande salle du Clos Lucé, donnant à droite sur la cuisine. Cette grande salle était le lieu de rencontre entre le peintre et le roi. Le mobilier est Renaissance ; à voir dans l’embrasure de la porte menant à la cuisine, le fac-similé de l’acte de vente du Clos Lucé au roi Charles VIII pour 3500 écus d’or. (Photo FC)

Le Château du Clos Lucé après Léonard de Vinci, de la famille d’Amboise à la famille Saint Bris

Après Léonard de Vinci, nombreux furent les occupants du Clos Lucé, parmi eux : Michel du Gast, capitaine de la garde rapprochée d’Henri III et qui avait pris part, en 1588, à l’assassinat du duc Henri de Guise et de son frère le cardinal de Lorraine ; puis la belle Françoise Babou de La Bourdaisière, favorite du roi Henri IV. Pendant deux siècles, il redevient la propriété de la famille d’Amboise. Sous la Révolution, Henri d’Amboise, son propriétaire et député à la Convention, sauvera le manoir du pillage en invoquant la Déclaration des droits de l’homme. Depuis 1855, le Clos Lucé est la propriété de la famille Saint Bris, qui le restaura. En 1954, Hubert et Agnès Saint Bris l’ouvrirent au public. Le Clos Lucé est présidé aujourd’hui par François Saint Bris avec une mission : transmettre l’héritage, la mémoire et la connaissance de Léonard de Vinci. Pour cela, les techniques les plus en pointe sont utilisées : animations 3D, les hologrammes, les projections immersives, les jeux vidéo, une plateforme de e-learning…

Un Centre international d’interprétation Léonard de Vinci et la Renaissance.

Il convenait aussi de ré-enchanter le lieu en redonnant une nouvelle vie à l’ancienne usine*construite en 1869 par Armand Moissant, ingénieur, spécialiste des constructions métalliques (Le Bon Marché, le Grand Palais à Paris). Aujourd’hui, elle est transformée en équipement culturel et scientifique. Et pour demain (jusqu’en 2030), François Saint Bris voit grand : devenir le premier lieu de synthèse sur Léonard de Vinci et la Renaissance. Pour cela, le Château a acquis une friche industrielle de 3 ha jouxtant le domaine pour créer un Centre international d’interprétation Léonard de Vinci et la Renaissance.

*François Saint Bris est un descendant de la famille Schneider, fondatrice des usines du Creusot, par sa mère.

François Saint Bris président du Château du Clos Lucé. Sa famille est propriétaire du château depuis 1855. Ici, devant les galeries Léonard de Vinci peintre et architecte. Elles ont été inaugurées en 2021. Elles mettent en lumière les travaux de Léonard de Vinci sur l’architecture et la peinture. (Photo FC)
Nouvelles galeries abritant le nouvel espace immersif. Il a été aménagé en réhabilitant la halle industrielle construite en 1869 par l’ingénieur-constructeur, Armand Moisant. Il est flanqué de deux ailes, l’une ancienne qui vient d’être rénovée, l’autre contemporaine, traitée en voile de béton, acier et verre transparent. (Photo FC)

Le Clos Lucé en ses jardins. Dans l’atmosphère Léonard de Vinci !

Le château du Clos Lucé est situé au cœur d’un parc de 7 ha traversé par l’Amasse, petit affluent de la Loire. Il a été aménagé en deux parties, un parc culturel d’atmosphère, le parc Leonardo da Vinci et le jardin de léonard, un musée en plein air.

Ce jardin est une promenade pour découvrir au hasard des pas, le génie, grandeur nature, de Léonard de Vinci, vis aérienne, char d’assaut, mitrailleuse à tir en éventail, bateau à aubes, roue à écureuil… Une quarantaine de toiles translucides illustrent son oeuvre picturale et ses recherches scientifiques et technique. On franchit des ponts, tous imaginés par Léonard, pont autoportant, pont tournant, pont sur pilotis, pont à deux niveaux ou, ce pont de la Corne d’or* qui devait relier les deux rives du Bosphore.

*Ce pont de la Corne d’or pour le sultan Bajazet a été conçu par les Compagnons du devoir d’Armedieval, en s’inspirant du grand pont, imaginé en 1502 par Léonard de Vinci, pour unir les deux rives du Bosphore à Constantinople.

Dans les jardins du Clos Lucé, ce pont à double travée imaginé par Léonard de Vinci. Un ouvrage en chêne massif réalisé pour la première fois à taille réelle par les compagnons charpentiers du devoir (Photo FC)
Ce pont, arqué et auto portant (d’après le dessin original conservé à Milan) mesure 16 m de long sur 1,60 m de large et surplombe l’Amasse au plus haut à 2,50 mètres. Le poids total du pont et de son armature est de 5,5 tonnes. Il établit une passerelle entre le jardin de Léonard et les galeries Léonard de Vinci (Photo FC)
Dans ce jardin de Léonard au Clos Lucé, effets de brume à la manière de la technique picturale du sfumato utilisée par Léonard de Vinci (Photo FC)

Quand le Clos Lucé accueille ses visiteurs

L’ auberge du Prieuré en limite du parc Leonardo da Vinci, propose un voyage gastronomique au temps de Léonard (en terrasse ou près du feu de cheminée selon la saison). Le service est assuré en costumes d’époque et le menu, ponctué d’anecdotes historiques, est annoncé dans le traditionnel vieux « François ». (Ouverture uniquement au déjeuner).

Bienvenue au Château du Clos Lucé, bienvenue dans la dernière demeure de Léonard de Vinci (Photo FC)

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